Le PDCI confronté à des tensions judiciaires en Côte d’Ivoire

Le PDCI confronté à des tensions judiciaires en Côte d’Ivoire

Mercredi 2 avril dernier, une audience judiciaire s’est déroulée à Abidjan, impliquant le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Les avocats du parti ont comparu devant le tribunal des référés, suite à une action en justice intentée par Valérie Yapo, une militante du PDCI. Cette dernière remet en question la légitimité de Tidjane Thiam en tant que chef du parti.

À midi, une marche pacifique a été organisée à proximité du palais de justice, dirigée par des députés du PDCI arborant fièrement l’écharpe aux couleurs nationales. Leur objectif était de montrer leur désaccord face aux procédures engagées contre leur président. Simon Doho, à la tête du groupe parlementaire du PDCI, a déclaré : « C’est un combat pour la démocratie, pour la justice, pour une démocratie apaisée dans notre pays. Nous ne pouvons pas accepter que des gens utilisent des artifices pour empêcher notre président d’accéder à la présidence de la République de Côte d’Ivoire ! »

Cette contestation émane de l’assignation déposée par Valérie Yapo, qui conteste la légitimité de Tidjane Thiam, malgré son élection avec près de 96 % des voix lors d’un congrès en décembre dernier. Thiam, qui a récemment renoncé à sa nationalité française pour se présenter à l’élection présidentielle d’octobre, fait face à des critiques concernant sa nationalité. Ses opposants invoquent l’article 48 du Code de la nationalité qui stipule qu’un « Ivoirien majeur » perd sa nationalité ivoirienne s’il acquiert volontairement une autre nationalité.

Après une audience qui s’est tenue à huis clos, Valérie Yapo a choisi de ne pas révéler le contenu exact du dossier, affirmant que l’audience s’était déroulée dans un climat serein. La défense de Tidjane Thiam a également pris la parole et l’affaire a été reportée au 11 avril 2025 pour décision.

En attendant le verdict, le PDCI continue ses activités avec, notamment, l’organisation d’un bureau politique prévu samedi à Yamoussoukro. Ce dernier vise à fixer la date de la convention d’investiture du parti. Cet article s’appuie sur les informations disponibles sur Sud Quotidien.

1 COMMENTAIRES
  • M Fall

    Un grand et beau pays qui se doit de surmonter ses démons internes de sectarisme d’exclusion qui ont déjà fait tant de mal pour promouvoir la paix, l’union, la cohésion. Le sectarisme rétrécit tout comme une peau de chagrin, seule l’ouverture vivifie

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