Dimanche 2 août, des millions de fidèles musulmans ont célébré le Magal de Touba. Le lendemain, les bureaux de l’administration sénégalaise sont restés désespérément vides. Face à cette absence quasi-générale des fonctionnaires, le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a réclamé des explications, relançant une polémique récurrente (Jeune Afrique).
La colère du ministre trouve son origine dans le flou juridique entourant le « lendemain férié ». Si la loi n°74-52 du 4 novembre 1974 accorde un lundi chômé lorsque la Korité ou la Tabaski tombent un dimanche, rien de tel n’est prévu pour le Magal. Ce pèlerinage dépend d’un décret présidentiel, qui n’a pas été pris cette année.
L’absence de jour férié a aussi perturbé le retour des pèlerins. Dès la nuit du Magal, des milliers d’entre eux ont afflué dans les gares routières pour rentrer au plus vite, provoquant embouteillages et bousculades sur les routes. La décision gouvernementale a contraint de nombreux fidèles à écourter leur séjour à Touba.
Estimant l’absentéisme injustifié, Mamadou Lamine Dianté a donc sommé les chefs de service de fournir des justificatifs. Cette démarche a immédiatement relancé les débats sur la nécessité d’officialiser un jour chômé après les grandes fêtes religieuses. Selon l’inspecteur du travail à la retraite Abdou Fouta Diakhoumpa, seuls les jours reconnus comme fêtes légales sont chômés et payés dans la fonction publique, ce qui expose les agents absents à des sanctions.
Avant même les célébrations, de nombreux Sénégalais s’interrogeaient déjà sur l’éventuelle déclaration d’un jour férié le lundi 3 août.

Réveillez vous les jeunes au lieu de suivre ces politiciens qui vous manipulent et ne font rien pour vous, eux ils sont chez eux entourés de leurs familles et vous vous allez croupir en prison