À quelques jours du Magal, la cité de Touba voit affluer de nombreuses visites de courtoisie. D’après Xibaaru, le mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk s’est déplacé pour marquer son adhésion aux principes de Cheikh Ahmadou Bamba.
Ses responsables ont expliqué être venus « présenter nos salutations respectueuses et renouveler notre attachement aux valeurs de foi, de travail, de paix et de solidarité léguées par Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul ». Reçus par le khalife général des Mourides, ils lui ont exprimé « nos salutations fraternelles et nos prières pour un Sénégal uni et prospère ». La rencontre, ainsi que les échanges avec plusieurs membres de la famille de Serigne Touba, se sont déroulés dans une atmosphère de « respect, d’écoute et de communion ».
Pour Sénégal Bi Ñu Bokk, le Grand Magal demeure un rendez-vous spirituel essentiel, vecteur de rassemblement et de cohésion nationale. Le mouvement a souhaité que cette édition 2026 soit « placée sous le signe de la paix, de la stabilité et des bénédictions pour notre pays et pour l’ensemble de la Oummah » et a adressé un « Bon Magal à toute la communauté mouride et à l’ensemble du peuple sénégalais ».
L’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride en 1883, reste vivace. Rappelé à Dieu le 19 juillet 1927 à Diourbel, il a prôné un islam de paix et de travail. Son opposition pacifique à la colonisation lui a valu l’exil au Gabon et en Mauritanie, mais n’a pas entamé son influence. Aujourd’hui, Touba est un pôle religieux de premier plan en Afrique, et le Magal y attire chaque année des millions de fidèles.
Lors d’une précédente rencontre, le khalife général des Mourides avait déclaré au président Bassirou Diomaye Faye : « Tant que tu m’écoutes, il n’y aura pas de problème », illustrant la symbiose entre autorité spirituelle et temporelle.
