La pression de la BCEAO redessine la rivalité entre Wave et Orange Money dans l’UEMOA

Le mobile money connaît une mutation profonde dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La guerre des prix que se livrent les opérateurs et la pression réglementaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) accélèrent la recomposition du secteur.

Selon Jeune Afrique, la fintech Wave, d’origine américaine mais basée à Dakar, talonne désormais Orange Money sur tous les indicateurs clés. Une progression qui s’explique par une stratégie tarifaire agressive, forçant l’opérateur historique à réagir sur ses prix.

Derrière cette bataille commerciale, c’est tout l’écosystème qui se transforme. La BCEAO entend renforcer son contrôle sur les services financiers mobiles, poussant les acteurs à innover pour rester compétitifs tout en respectant les nouvelles normes.

Le Sénégal, où Wave a établi son siège, reflète ce paradoxe : seuls 21,4 % des adultes disposent d’un compte bancaire classique, mais le mobile money s’est imposé comme l’outil financier quotidien de millions de personnes. Un terreau fertile pour les ambitions de l’entreprise.

Wave ne se limite plus aux transferts d’argent. Elle a récemment lancé une solution de paiements en ligne internationaux sans compte bancaire, en partenariat avec de grands groupes bancaires, élargissant ainsi son offre au-delà des frontières régionales.

Cette dynamique n’est pas isolée. En Gambie, l’action de Wave a été saluée par les autorités pour sa contribution à un bond spectaculaire de l’inclusion financière, qui est passée de 19 % à 82 % entre 2019 et 2025.

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