La Matinale Senego : Mamadou Diop Decroix, Diomaye et Sonko au cœur des débats

Bonjour et bienvenue dans la matinale de Senego du mercredi 26 août 2026. Cette nuit, l’actualité a été dominée par les débats autour du Parlement et des réformes annoncées, avec la tribune de Mamadou Diop Decroix, la décision du Conseil constitutionnel sur les crédits spéciaux, et une salve de réactions politiques visant notamment Ousmane Sonko et la majorité Pastef.

Les 3 sujets principaux

Mamadou Diop Decroix signe une tribune sur « le Projet » face à la session extraordinaire du Parlement, évoquant un climat décrit par la presse comme un « début des hostilités » entre majorité parlementaire et Exécutif. Il revient sur les objectifs attribués à Pastef (majorité pour gouverner et « parlement de rupture »), puis développe plusieurs chantiers jugés en souffrance : déconstruction du « système » législatif, moyens intellectuels du Parlement, sens du débat budgétaire, et question de l’impôt et des privilèges des députés. Le texte cite aussi des épisodes de tensions dans l’hémicycle, dont l’éviction du député Abdou Mbow, et interroge les initiatives autour de la déclaration de patrimoine, tout en saluant la position du Président de la République sur l’obligation de rendre publique cette déclaration dans le dossier de candidature. Nous indiquons avoir lu cette tribune de Mamadou Diop Decroix sur le site de nos confrères de Senego. Lire l’article sur Senego

Dans sa Décision n° 7/C/2026 rendue le 25 août 2026 sur requête du Premier ministre, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi n° 36/26 sur le régime juridique des crédits spéciaux, initiée par la majorité parlementaire. La haute juridiction motive notamment sa position par l’empiétement sur le pouvoir réglementaire (l’Assemblée vote des principes généraux, le Gouvernement gère l’exécution) et par le non-respect du domaine de la loi organique, l’article 67, alinéa 3, renvoyant la création et le régime juridique des catégories de dépenses publiques à la LOLF. Constatant que les articles contestés formaient le cœur du texte, les « Sages » prononcent l’irrecevabilité de l’ensemble. Lire l’article sur Senego

Invité de l’émission dominicale « OPINION » sur Walf TV, Dr. Lansana Gagny Sakho attaque Ousmane Sonko, dans un contexte où, selon l’article, les critiques se poursuivent après la fin de son passage à la Primature, d’où il a été limogé le 22 mai 2026 par Bassirou Diomaye Faye avant de redevenir député puis d’être élu président de l’Assemblée nationale. Le président du Conseil d’administration de l’APIX, présenté comme membre fondateur de Kiiray – Les Patriotes Républicains, évoque notamment l’utilisation de fonds destinés aux réfugiés de la Casamance pour l’achat de véhicules, qu’il juge immorale, et accuse Sonko d’une logique de sabotage de l’action gouvernementale. Il réclame un bilan 2024-2026 de la Primature, estime que la législature actuelle est l’une des plus faibles de l’histoire contemporaine, demande la dissolution de l’Assemblée nationale et propose de coupler les législatives aux élections territoriales. Lire l’article sur Senego

Les autres sujets

  • Crédits spéciaux : la réaction d’Abass Fall après la décision du Conseil constitutionnelAbass Fall réagit en s’appuyant sur la sourate As-Saff et cite : « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » puis « C’est une grave abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas. » Il conclut, sans développer : « Il a rompu le Pacte qui le lie au peuple qui l’a élu majoritairement. » Lire l’article
  • Après l’irrecevabilité, Pastef poursuit son combat pour encadrer les fonds politiques – Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes annonce maintenir la mobilisation sur les fonds politiques et la transparence malgré la décision. Le papier revient sur la saisine du 18 août par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, la suspension de la plénière du 19 août, et les limites institutionnelles rappelées par le Conseil constitutionnel. Lire l’article
  • Demba Diop Sy prépare son ralliement à Kiiraay et annonce une audience avec Diomaye Faye – Le maire de Tivaouane, Demba Diop Sy, dit préparer son intégration à Kiiraay – Les Patriotes Républicains, tout en revendiquant son indépendance politique. Il annonce une prochaine audience avec Bassirou Diomaye Faye pour préciser les modalités de cette alliance et revient sur ses prises de position, dont ses propos contre Amadou Ba. Lire l’article
  • Rejet de sa proposition sur les crédits spéciaux : Pastef accuse le Président d’activer « tous les instruments de blocage » – Dans un communiqué du 25 août, PASTEF-Les Patriotes affirme vouloir « compléter le dispositif normatif de transparence » et accuse le Président de la République d’activer des instruments de blocage. Le groupe réaffirme : « Cette dynamique de transparence peut être enrayée, mais elle ne saurait être interrompue ». Nous précisons avoir lu ce communiqué et ses éléments de contexte sur le site de nos confrères de Senego. Lire l’article
  • Fonds spéciaux : la mise au point de Waly Diouf BodiangWaly Diouf Bodiang défend la démarche et insiste : « Le respect des engagements pris devant le peuple est une responsabilité dont nous ne saurions nous exonérer ». Il soutient aussi qu’une réforme peut être capitalisée même si elle est bloquée, concluant que l’initiative a démontré la volonté de tenir une promesse électorale. Lire l’article
  • Insolite au Gamou de Médina Baye : Mouhamed Ndiaye Rahma refuse de saluer Serigne Mboup – Lors de la cérémonie officielle, Mouhamed Ndiaye Rahma refuse de serrer la main du maire de Kaolack Serigne Mboup, ravivant leur rivalité politique. Il justifie : « Je ne triche pas. Tu ne peux pas me traiter de tous les noms durant quatre ans et venir faire comme si rien ne s’était passé lors d’une rencontre publique. »

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  • Revers juridiques de Pastef : Mohamed Racine Sy appelle à regarder la qualité des textes – Le juriste et écrivain Boubacar Mohamed Racine Sy met en garde contre la tentation de réduire ces revers à de simples « obstacles institutionnels ». Il rappelle : « Entre la promesse et la loi, il y a le travail parlementaire, la technique juridique, la Constitution, les procédures et les équilibres institutionnels », et conclut : « Ce ne sont pas les institutions qui ont mis ces textes à l’épreuve : c’est le droit. Et le droit, lui, ne se négocie pas. » Lire l’article

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