« Les hommes passent, les institutions restent. Et tant qu’elles resteront, le Sénégal demeurera. » C’est par ces mots que le président Bassirou Diomaye Faye a ouvert, ce samedi 25 juillet 2026, le lancement de son nouveau parti, Kiiraay, les Patriotes Républicains. La cérémonie s’est déroulée au King Fahd Palace de Dakar, devant de nombreux responsables politiques et militants.
Ce discours intervient dans un contexte de rupture définitive avec l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Limogé le 22 mai 2026, ce dernier a été élu président de l’Assemblée nationale et a refusé que le Pastef intègre le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô. Les tensions entre les deux hommes couvaient depuis des mois, notamment à cause de la découverte d’une dette cachée de près de 11 milliards de dollars.
Dans son allocution, le président Faye a longuement insisté sur la nécessité de préserver les institutions républicaines, qu’il a qualifiées de « socle immuable » de l’État. Il a également utilisé la métaphore de la bonne graine et de l’ivraie, rappelant que « vraisemblance n’est pas ressemblance », et a prôné le mérite par opposition aux paroles vaines. Dans une analyse publiée par EnQuête+, le journaliste Pape obh Diouf estime que le chef de l’État a « fini de prendre ses marques ». Il estime par ailleurs que l’ancien président Macky Sall a joué un rôle de mentor dans ce cheminement, allant jusqu’à qualifier Diomaye Faye d’« arme fatale » contre Ousmane Sonko.
La création de Kiiraay offre désormais au président un appareil politique capable de faire face à son rival à l’Assemblée nationale. Depuis, une vague de ralliements a été constatée, beaucoup d’élus et de militants cherchant à se positionner dans la nouvelle configuration. Pour le professeur Moussa Diaw, enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, cette dynamique relève moins d’une adhésion idéologique que d’une « recherche d’opportunités politiques ».

Diomaye bacata la honte de se moucher avec son écharpe vraiment dégueulasse
Les empreintes de Macky Sall restent omniprésentes sur l’échiquier politique. Qu’il s’agisse de cette alliance matrimoniale gracieusement offerte depuis sa cellule, de ses bains de foule post-pouvoir aux côtés de Ouattara, Sassou-Nguesso ou Macron, ou encore du coup d’arrêt brutal porté à la reddition des comptes et aux poursuites pour les crimes commis sous son magistère : tout concourt à orchestrer son retour triomphal et à lui assurer une visibilité planétaire.
Pendant ce temps, les arrestations tous azimuts se poursuivent dans les rangs de PASTEF, tandis que l’on assiste au ralliement en masse des cadres de l’APR.
Ne nous y trompons pas : la feuille de route est d’une clarté aveuglante.
Club des opportunistes voilà ce que kiray veut dire
Il est devenu fou a cause de la Magie Moore des aperistes