Le lancement officiel de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, le nouveau parti du président Bassirou Diomaye Faye, samedi 25 juillet 2026 à Dakar, ne cesse de provoquer des remous au sein de l’ancienne coalition présidentielle. Après la dissolution du parti Awalé d’Abdourrahmane Diouf au profit de la nouvelle formation, c’est au tour de Pastef, le parti d’Ousmane Sonko, de réagir vivement.
Amadou Ba, chargé de la communication de Pastef, est monté au créneau pour dénoncer l’identité visuelle de Kiiraay. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il s’en prend à l’affiche officielle, qu’il estime illustrer une personnalisation excessive autour du chef de l’État. « Qui a dit messianisme ? Du parti-État au parti-Homme », écrit-il, avant d’inviter à examiner le document. Pour lui, le sous-titre « Nouveau parti du Président Bassirou Diomaye Faye », associé à la photo du président, témoigne d’une identification totale du parti à une seule personne. « Voilà un parti qui est identifié entièrement à un homme, son propriétaire : un Parti-Homme », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Xalima.
Cette sortie fait écho à d’autres réactions suscitées par le lancement de Kiiraay. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a ainsi affirmé que « plus rien ne reste du parti PASTEF », tandis que plusieurs cadres de Pastef ont annoncé leur ralliement à la formation présidentielle. Le terme « Kiiraay » lui-même suscite des moqueries : selon Mediapart, il signifierait en wolof « ce que l’on cache ou dissimule », un choix linguistique raillé par le camp d’Ousmane Sonko.
Alors que Diomaye Faye entend faire de Kiiraay le principal cadre de rassemblement de la mouvance présidentielle, les critiques internes illustrent les fractures croissantes au sein de l’ancienne coalition Diomaye Président. Abdourrahmane Diouf a officialisé la dissolution d’Awalé pour intégrer Kiiraay, mais les tensions avec Pastef restent vives.
