56 % des jeunes Africains âgés de 18 à 24 ans estiment que le modèle démocratique occidental n’est pas adapté à leur continent. C’est l’un des enseignements de la quatrième édition de l’Africa Youth Survey, un sondage mené dans seize pays d’Afrique subsaharienne.
Pour la jeunesse africaine, le développement passe avant la démocratie. Ils sont plus nombreux à considérer que les partenariats étrangers doivent d’abord apporter des résultats concrets dans l’économie, l’emploi ou les infrastructures. Ainsi, la Chine est jugée aussi influente que les États-Unis, tandis que la Russie devance la France en termes d’importance perçue.
Ces données, relayées par Jeune Afrique, font écho aux réflexions en cours au Sénégal. En mai 2026, à Dakar, Ebrima Sall, directeur de Trust Africa, appelait à une refondation des modèles démocratiques à partir des réalités africaines. En mars, Doudou Dia, du Gorée Institute, alertait sur les risques du populisme chez les jeunes.
Selon RFI, 40 % des jeunes interrogés approuvent les régimes militaires, même si ce chiffre cache de fortes disparités entre les pays.
