Incertitude électorale : la société civile appelle Diomaye Faye à clarifier le calendrier des scrutins

Lors d’un atelier sur la réforme de l’Acte 4 de la décentralisation, organisé par le consortium 3D/Gradec avec l’appui de l’Union européenne, le président de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a tiré la sonnette d’alarme. Face à un calendrier électoral devenu illisible, il a directement interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour qu’il clarifie la tenue des prochaines élections locales et législatives.

« Au moment où nous parlons, aucun maire ne connaît la fin de son mandat. Les députés ne le savent pas davantage », a regretté M. Cissé, soulignant que seul le mandat présidentiel semble verrouillé. Selon lui, cette incertitude est contraire aux principes démocratiques les plus élémentaires.

Des règles du jeu électoral à clarifier d’urgence

Pour le responsable de la société civile, il est impératif d’initier des discussions afin d’obtenir un consensus sur ces questions. « Si l’on doit reporter, discutons-en. Si l’on doit coupler, discutons-en. Il ne faut pas qu’un seul acteur détienne la date des élections », a-t-il déclaré, cité par Le Quotidien. Cette prise de position intervient dans un contexte où le flou institutionnel est renforcé par des contraintes juridiques.

Comme l’a mis en évidence Senego dans une analyse du 19 juillet, le couplage des scrutins législatifs et locaux se heurte à un obstacle de taille : les mandats des conseillers départementaux et municipaux, élus le 23 janvier 2022, doivent être renouvelés au plus tard le 23 janvier 2027, avec un scrutin à organiser entre le 24 décembre 2026 et le 23 janvier 2027. Or, une dissolution de l’Assemblée nationale, préalable à des législatives anticipées, n’est juridiquement possible qu’à partir de fin novembre 2026. Cette fenêtre très étroite crée une discordance normative relevée par le chercheur Ndiaga Sylla.

Par ailleurs, le président Faye a saisi le Conseil constitutionnel, dès le 17 juillet, pour obtenir un avis sur un éventuel jumelage, comme l’avaient rapporté Senego et Laviesenegalaise. Mais en attendant, l’horizon électoral reste sombre pour les citoyens, a insisté Moundiaye Cissé, qui promet un guide de recommandations citoyennes pour enrichir le débat sur l’Acte 4 de la décentralisation.

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Un commentaire

  1. Vous passez votre temps a faire une opposition crypto personnelle, Sonko alors que Diomaye lui est entrain de mettre des strategies pour conserver le pouvoir a tout et la Societe civile ferme les yeux, l’opposition politique aussi. Seule la personne de Sonko vous interesse.

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