Il faut licencier les enseignants grévistes ! ( par « Le Témoin » )

Il faut licencier les enseignants grévistes ! ( par « Le Témoin » )

Lorsque nous étions gamins, le père d’un de nos copains aimait souvent raconter les conditions assez miraculeuses, en tout cas insolites, dans lesquelles il avait obtenu un emploi salarié. Cela donnait à peu près ceci : « les travailleurs de l’hôpital Le Dantec s’étaient mis en grève, le gouvernement du président Mamadou Dia les avait sommés de reprendre le travail. Ils n’avaient pas obtempéré. Alors, un matin, les responsables de l’établissement accompagnés d’officiels se sont pointés au portail pour demander à ceux qui étaient là s’ils ne voulaient pas travailler. Moi, j’étais un vendeur et j’avais ma petite table à l’entrée de l’hôpital. J’ai d’abord cru à une blague mais je me suis présenté quand même.
A ma grande surprise, on m’a dit que j’étais embauché ! On m’a d’abord affecté au nettoiement avant que je ne devienne, quelques années plus tard, un garçon de salle ou aide-infirmier si vous préférez. » Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, le père de notre ami avait pris sa retraite, heureux d’avoir eu un emploi de « fonctionnaire ». En même temps que lui, cette fameuse matinée du début des années 60, à l’aube de notre indépendance, ils étaient des dizaines à avoir été recrutés pour remplacer au pied levé des grévistes qui avaient pris les malades en otages. Après cela, pendant de nombreuses années, peut-être des décennies, il n’y eut plus de grèves dans cet hôpital. Si je rappelle cette histoire, c’est pour dire, en rapport avec l’actualité marquée par l’interminable grève des enseignants de l’élémentaire et du secondaire, qu’il est temps que le gouvernement sévisse enfin.
Depuis plus de deux mois, les enfants ne vont plus à l’école publique parce que, tout simplement, ces messieurs leurs enseignants sont en grève. Entre autres revendications, ils exigent l’alignement de leurs indemnités de logement sur celles de certains fonctionnaires qu’ils estiment plus favorisés. Il y avait également des doléances relatives à la validation des années de vacation, de contractualisation et de volontariat, la grande masse de ces enseignants étant entrée dans la Fonction publique par la petite porte, d’abord sous forme d’ « ailes de dinde », c’est-à-dire de maîtres ou de professeurs d’abord pris comme volontaires ou vacataires à 50.000 ou 60.000 francs le mois, des rémunérations qui représentaient une fortune à leurs yeux à l’époque. Puis, à force de grèves, d’implorations, de supplications et de pleurnicheries, ils ont obtenu leur recrutement dans la Fonction publique. Là, nos anciens misérables se sont enhardis demandant à présent, en plus de leurs traitements qui ont été revus à la hausse, que toutes leurs années de galère soient revalorisées sous forme d’indemnités à payer en guise de rappel. Et quoi encore ! Le problème c’est que, les enseignants étant les bataillons les plus nombreux de la Fonction publique — devant même les forces de défense et de sécurité —, la moindre augmentation salariale prend tout de suite des proportions financières absolument insupportables pour nos pauvres finances publiques. Les effectifs des différentes corporations qui composent l’Administration sont ainsi constitués que là où un doublement des indemnités de logement des magistrats, par exemple, peut être facilement digérée par le budget de l’Etat, quand bien même cette indemnité ou ce salaire passerait de 400.000 à 800.000 francs, les mêmes finances  publiques ne pourraient pas supporter une augmentation de ne serait-ce que 10.000 francs sur les primes ou les indemnités des fonctionnaires. Question de proportions. Toujours est-il qu’en raison du nombre de travailleurs concernés, toute mesure à incidence financière prise en faveur des enseignants coûte toujours beaucoup d’argent. A preuve, une source ministérielle nous a confié il y a quelques jours qu’une étude confidentielle commandée par le président de la République sur, justement, les incidences financières de la plateforme revendicative des enseignants a fait apparaître que celles-là seraient de l’ordre de 83 milliards de francs ! Oui, vous avez bien lu. A moins de ne travailler et de ne collecter des impôts que pour la satisfaction des exigences des seuls enseignants, on voit mal comment le gouvernement pourrait satisfaire de telles prétentions. Surtout que nos enseignants ne sont pas des modèles de productivité et sûrement pas des stakhanovistes ! Voilà donc de braves gens qui, seuls de toute la Fonction publique, ont droit à trois mois de vacances durant lesquelles ils perçoivent intégralement leurs salaires. Sans compter un mois supplémentaire de congés constitués par le vacances de Noël, de Pâques et on en passe. Il convient d’ajouter à tout cela les inévitables jours de grève qu’ils s’octroient immanquablement chaque année sous les motifs les plus farfelus, juste comme ça, pour se reposer. Des enseignants qui sont aussi devenus des spécialistes du « khar matt », c’est-à-dire du travail au noir, qui désertent les salles de classes des écoles publiques pour mieux aller donner des cours dans les établissements privés dont la plupart leur appartiennent d’ailleurs.
Sinon franchement, comment peut-on concevoir un enseignant, un vrai, qui a la vocation, mais qui reste deux mois sans travailler, sans inculquer du savoir aux pauvres élèves qu’il est chargé de sortir des ténèbres de l’ignorance ? En vérité, il n’y a qu’en Afrique, et singulièrement au Sénégal, que l’on voit des élèves perdre non pas des heures, non pas des jours, non pas des semaines mais des mois de cours ! Ce alors que dans les Nations les plus développées, celles-là mêmes qui maitrisent tous les savoirs, il est inadmissible, inacceptable de perdre ne serait-ce qu’un seul jour de classe. Au Sénégal, on a entendu un inspecteur de l’éducation déclarer tranquillement que, sur lequantum horaire nécessaire pour qu’une année soit considérée comme valide, les élèves n’avaient perdu « que » 200 heures. Ce alors qu’une seule heure perdue est de trop !
Toujours est-il que le Gouvernement a eu beau faire des concessions, nos teigneux enseignants syndicalistes (le Sénégal compte 57 syndicats d’enseignants !) campent sur leurs positions, refusant d’en bouger d’un iota. C’est soit l’alignement des indemnités de logement, soit il n’y a pas de cours. Et tant pis pour les pauvres élèves et, surtout, leurs parents qui ne savent plus où donner de la tête devant le chômage forcé de leurs enfants.

Les 33.000 candidats inscrits au concours de la douane dans l’attente…

Face à ces enseignants qui ne connaissent pas le langage de la négociation, encore moins celui de la raison ou de la carotte, il faudra bien que le Gouvernement sorte le seul qu’ils comprennent vraiment : celui du bâton. Parce qu’il est inadmissible qu’un travailleur en grève perçoive son salaire — partout ailleurs dans les grandes démocraties, les heures ou jours de grève des travailleurs sont payés par les caisses des syndicats —, il faut que l’Etat défalque des salaires des enseignants grévistes les jours non travaillés. C’est aussi simple que cela. Pour rappel, il y a quelques années, la longue grève du Saes (Syndicat autonome des Enseignants du Supérieur) n’avait pris fin que lorsque le Gouvernement s’était résolu à suspendre les salaires des profs du Supérieur. Mais ce serait encore trop facile car aux grands maux, il faut apporter les grands remèdes : nous préconisons de licencier tout simplement tous ces enseignants grévistes qui tiennent le pays en otage et compromettent l’avenir de nos enfants. Ainsi que l’avait fait l’Etat à l’époque, lorsque le père de notre copain obtenait son embauche à l’hôpital Le Dantec, il faut renvoyer les grévistes et recruter d’autres enseignants parmi les milliers de diplômés chômeurs que compte notre pays. Ne révélions-nous pas récemment dans ces mêmes colonnes que, rien que pour le concours d’entrée à la douane, 33.000 candidats se sont inscrits ? C’est dire l’ampleur du chômage des jeunes diplômés dans notre pays.  Ils sont en effet des dizaines de milliers dont on peut présumer qu’ils vont accepter avec empressement, si on le leur demande, de servir dans l’enseignement à la place de nos grévistes professionnels. Oh certes, il existe des maîtres et des professeurs du secondaire comme ceux qui sont affiliés à l’USEQ (Union syndicale pour l’Enseignement de Qualité composée du Sudes, du Sypros, du Sneel mais aussi de l’Uden qui, elle, a refusé de se joindre au mot d’ordre de reprise des cours) qui ont estimé que le gouvernement a fait suffisamment de concessions pour reprendre les chemins des classes. Et qui méritent donc notre respect. On notera au passage que l’Uden, mais c’est sûrement un hasard, est un syndicat présenté comme étant proche de la Ligue démocratique, un parti qui, bien que membre de la mouvance présidentielle, se signale ces temps-ci par la virulence de ses attaques contre le président de la République. Ceci explique-t-il cela ? En tout cas, les autres syndicats satellites de partis membres de la même majorité présidentielle ont, eux, levé leur mot d’ordre de grève. Quant à toutes les autres formations politiques qui ne trouvent pas leur compte dans le partage du gâteau gouvernemental, dire qu’elles soufflent sur les braises serait en deçà de la réalité, le caractère politique de la grève en cours étant aussi visible que le nez sur le visage.
Mais foin de toutes ces considérations, le seul langage que comprenne l’âne, c’est le bâton et, nous le répétons, la seule manière d’avoir une paix sociale durable dans notre espace scolaire, c’est de licencier les enseignants grévistes comme l’avait fait le gouvernement kenyan il y a une dizaine d’années. Telle est notre position.

Le Témoin quotidien

26 COMMENTAIRES
  • diongue

    tu parle avant indepandence nous smmes 2015

  • ndagg

    vrai sur toute la ligne

    • laye

      le monde a changé!!!! arrêtez de nous pomper l'air!!!

  • bole

    tu n as rien compris

  • Abou Sow

    vous avez tout compris
    ces soit disants enseignants prennent notre pays en otage
    ils ne pensent même pas aux gamins
    Quelle honte

  • keintinou Mendy

    Papa, pour avoir trop écrit, je ne vous en voudrai pas. Mais sachez que le métier d'enseignement et le nettoiement à l'hôpital ne peuvent pas être logés dans le même raisonnement, d'autant plus qu'il est facile de devenir balayeur que de devenir. La noblesse du métier, sa complexité j'allais dire en voudrait autrement. Nous sommes des éducateurs ou si vous voulez, des formateurs. L'Etat ne peut même pas imaginer ce que vous dites. Dommage, ceux qui tirent sur les enseignants sont souvent soit des nullards qui ont été chassés de l'école parceque n'ayant rien prouvé, soit des jaloux de notre métier c'est tout. Bref, l'enseignant est un passage obligatoire a ne pas négliger. On ne peut pas être fonctionnaire dans n'importe quel coin du monde sans passer dans des classes.
    Donc un peu de respect pour les enseignants!!!

  • Abdou Karim Hane

    Tes propos sont d'une bassesse exécrable .Je regrette avoir lu de tels propos envers les gens qui t'ont fabriqué .Tu es un ingrat .

  • Faye

    Oui mon frere. Ta essaye de raissonner mais seul un petit esprit peut raissonner ainsi .remplacer des des professionnels de 10 a30 ans d experience a de jeunes amateurs c est catastrophique .ta proposition nous fait reculer de 30 ans .sauf votre respect tu es un nullard ,laisse les professinnels se prononcer

  • libs

    Vous avez raison notre pays besoin d patriote

  • M. BA

    Ce NULLARD a conçu un texte aussi incohérent! il n'a rien dans la cervelle! un prétentieux mais vide! au lieu de raisonner l'Etat qui a signé les engagements depuis février 2014, il se permet de dénigrer ces vaillants combattants de l'obscurantisme qui ont formé les présidents,tous les intellectuels du monde, j'allais dire! c'est vraiment dommage! Ce mec devait plutôt parler des largesses infondées du chef de l'Etat, des conditions d'existence de certains fonctionnaires comme les enseignants et le personnel de la santé, demander à l' Etat d'accorder un peu d'importance à sa jeunesse qui se naufrage parce que désespérée, bref, autant de centres d'intérêts qui sont même d'a

  • M. BA

    Ce NULLARD a conçu un texte aussi incohérent! il n'a rien dans la cervelle! un prétentieux mais vide! au lieu de raisonner l'Etat qui a signé les engagements depuis février 2014, il se permet de dénigrer ces vaillants combattants de l'obscurantisme qui ont formé les présidents,tous les intellectuels du monde, j'allais dire! c'est vraiment dommage! Ce mec devait plutôt parler des largesses infondées du chef de l'Etat, des conditions d'existence de certains fonctionnaires comme les enseignants et le personnel de la santé, demander à l' Etat d'accorder un peu d'importance à sa jeunesse qui se qui se naufrage parce que désespérée, ….

  • lif

    Quel nullard ce type !!

  • B-DANF

    Et bien quelle éloquence ! j'imagine que vous avez appri sur le canapé de papa, vu que les enseignants sont que des incapables.

  • fallsylla

    tu n'es simplement jaloux mais tu nourris une haine incommensurable envers les enseignants. l'état n'a qu' à licencier les enseignants. il perdra plus qu' il a perdu. le président avait promis de régler le cas des enseignants il n'a qu' à tenir parole et il risque gros lui le président

  • Lamine

    Mamadou O. Ndiaye ne changera jamais. Demandez-lui comment régler la crise en casamance, il vous répondra sans sourciller "tuez tous les diolas". Dans la meme logique, la crise de l'école a pour solution l'"assassinat" de tous les enseignants. Ce type est fou.

  • bien vu

    Vous auriez pu assumer vos propos au lieu de vous cacher derrière '' le témoin'' d'une scène où un balayeur devient un aide-infirmier. bel exemple mon cher. on comprend maintenant pourquoi le pays ne peut pas avancer avec ce genre de Zournalistes.

    • bouba

      mon cher je suis tout à fait d'accord avec toi. c'est un homme du moyen age ce type-là

  • cheikh

    TOI tu n'as rien compris.Avant de déverser ta bile sur les enseignants essaye de connaitre leurs conditions de travail. c'est ça le senegal chacun s'érige en donneur de leçons on parle de sujets dont on ne maitrise rien .la crise actuelle aue vit l'ecole senegalaise incombe a plusieurs acteurs les enseignants ne sont pas les seuls coupables

  • kouachi

    licenciement sur quelle base juridique? décidément quand on ne voit plus loin que le bout de son pif, on ne peut que raconter des inepties. l'hôpital de 1960 n'est pas l'école de 2015. Mamadou Dia l'espoir perdu du senegal, n'est pas ce macky sall qui fait dans le parti avant la patrie, le kenya n'est le senegal. Mais quand on a des idées surannées, on ne peut que faire de pareilles comparaisons.

  • Tamco

    Le vieux a parfaitement raison .Meme en occident on respecte le droit de gréve mais on ne paie pas le gréviste .Passé le délai consenti par la loi le licenciement est enclenché.On ne doit pas faire du chantage à l'état

  • Déteste la politique politicienne

    jaloux rek mais dara tu parles de 3 mois de vacance c est parcek tu na rien compris les vacances sont pour les élèves si la législation dit o enseignants 2 travailler tte l'année ils travailleraient tte l'année arréte 2 parler des sujets k tu ne maitrise pas sinon tu risk détre ridicule nit dawara téy gspr k le long texte k tu vient d'écrire tu ne l'as pas appris des incapables enseignants.ingrat na tu pas honte

  • MLT

    MIEUX VAUT ÉJECTER L’HOMME WOORKAAT AUX 100KGS DE GRAISSE

  • alou

    le danger numero un de ce pays ce sont des journalistes nuls comme toi mon ami qui sont pret a tout moment de mettre de l'huile sur le feu. mec concentre toi a apprendre ce qu'un journaliste doit dire et ce qu'il doit avoir honte de dire. de tels propos venant d'un journaliste…oh. toi tu mérite d'etre licencié de cette corporation. tu es nulllllll mec

  • allou

    quelle honte. je n'ose pas croire qu'un journaliste puisse avoir des idées aussi mesquines. les enseignents font la fierté de ce pays; toi en revanche; tu fais la honte de ta corporation; tu illustre parfaitement un raté de ce métier qui pourtant est noble. je pense qu'un tel type mérite d'etre éffacé de ce metier. mon ami un enseignant ne pourra jamais etre remplacé par n'importe qui dans l'exercice de son métier mais toi tu peux etre remplacé par un balayeur alphabétisé; il feras mieux que toi.

  • djifane

    tu veux que ton enfant ait un bon niveau, qu'il réussise à aux examens alors qu'au meme moment son enseignant croupit dans la misere. il faut savoir ce que tu veut a la fin. saches que le positif augure le positif; le negatif augure le negatif sa va de soi.

  • bouba

    un journal irresponsable ce témoin. contentez de de cherchez des voies et moyens pour vendre votre maudit journal. tu n'as pas tourné l'esprit 7 fois avant de sortir un tel article. l'enseignant a une dizaine de personnes derrière lui. que des conneries fiche -nous la paix

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