Cela fait des décennies que je pense que ce que notre histoire ancienne et récente nous impose pour un nouveau Sénégal, pour une deuxième république qui nous sort de la république néocoloniale est : changer de constitution et non changer la constitution.
C’est pourquoi je comprends celles et ceux de nos concitoyens qui voulaient plus que les articles portés par la majorité parlementaire PASTEF dont je suis membre.
Mais posons nous une question : si quelques articles de la Constitution à changer – et non changer de constitution – ont fait que les tenants de la continuité ont mobilisé une société si vile – à différencier de la société civile – des acteurs politiques, une certaine presse à gage, des relais internationaux, des appels aux attaques terroristes et aux meurtres après des appels à un coup d’État, un appel au secours au Conseil constitutionnel que ce serait-il passé s’il s’était agi d’un changement de constitution ?
Le recours au conseil constitutionnel et la décision de ce dernier confirment la nécessité d’un changement de constitution et d’une sortie de la première république néocoloniale.
Depuis avril 2024, régulièrement j’ai rappelé que nous ne pouvons pas fondamentalement demander à des institutions et à une constitution respectivement édifiées et élaborée pour le système néocolonial et parasitaire et pour la première république d’être totalement et systématiquement au service d’un système souveraine, juste, démocratique, progressiste et de la deuxième république.
Contrairement à ce que disent les dissidents conservateurs et leurs alliés néocoloniaux anciennement au pouvoir, la véritable victoire n’est pas le blocage par le conseil constitutionnel des réformes de la majorité parlementaire PASTEF.
La véritable bataille qui a été gagnée est : d’avoir ouvert davantage encore les yeux des membres du camp souverainiste avec comme général Ousmane Sonko, mais aussi d’avoir élevé davantage encore la conscience de nos concitoyens sur la nécessité du changement de l’actuel système néocolonial dont une des bases se trouve être la constitution néocoloniale, parasitaire au service d’une bourgeoisie au service de l’impérialisme.
Le système néocolonial n’est pas réformable. La constitution d’un système néocolonial n’est pas réformable. Ils doivent être changés.
#GMS,
Une grande gueule puante
Guy M Sagna a parfaitement raison! En effet, il faut radicalement changer jusque dans les textes qui fondent l’existence du Sénégal, à commencer par la constitution hérités des colons qui tiennent coûte que coûte à revenir. En d’autres termes, il faut tout balayer et refonder un Sénégal souverain dans tous les domaines.