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Génocide rwandais, une banque française au cœur des soupçons de complicité

Le parquet de Paris a annoncé lundi qu’il avait ouvert une information judiciaire à l’encontre de BNP Paribas et contre X pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité au Rwanda, à la suite d’une plainte déposée par des ONG.

Le génocide rwandais refait surface. Le groupe BNP Paribas est visé par une enquête pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité au Rwanda, a annoncé lundi 25 septembre le parquet de Paris.

Vingt-trois ans après les massacres, alors que l’attitude des autorités françaises fait toujours l’objet de vives controverses et d’âpres batailles judiciaires, c’est la première fois qu’une banque française se retrouve au cœur des soupçons de complicité.

Les associations affirment que la BNP a autorisé, les 14 et 16 juin 1994, des transferts de fonds pour plus de 1,3 million de dollars (1,1 million d’euros au cours de l’époque) du compte que la Banque nationale du Rwanda (BNR) détenait chez elle vers le compte en Suisse de Willem Tertius Ehlers, propriétaire sud-africain d’une société en courtage d’armes.

À partir d’avril 1994, quelque 800 000 personnes, en immense majorité des Tutsi, avaient été massacrées en une centaine de jours, dans des tueries déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.

Une porte-parole de BNP Paribas, interrogée par Reuters, a minimisé cette nouvelle étape. « Il s’agit simplement de la suite mécanique et obligatoire de la procédure dans le cadre d’un dépôt de plainte de ce type. Cela ne constitue en aucun cas un développement nouveau », a-t-elle réagi.

Avec Reuters

 

 

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