Fonds spéciaux : Sonko appelle à ne pas confondre confidentialité et opacité

La question des fonds spéciaux s’inscrit dans le débat sur la transparence de la gestion publique relancé mardi par Ousmane Sonko à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale.

Dans son discours, le président de l’institution parlementaire a défendu le principe selon lequel les impératifs de confidentialité ne doivent pas devenir un moyen de soustraire certaines dépenses au contrôle de l’intérêt général.

Ousmane Sonko a toutefois établi une distinction entre la transparence et la divulgation systématique de toutes les informations. Il a rappelé que certaines décisions nécessitaient une confidentialité légitime, notamment pour préserver les personnes et protéger les procédures.

Mais cette protection ne saurait justifier une opacité absolue. « La transparence n’exige pas de tout montrer. Elle oblige simplement à rendre intelligible ce qui nous concerne tous », a-t-il expliqué.

Le président de l’Assemblée nationale a explicitement relié cette réflexion aux initiatives parlementaires visant à renforcer le contrôle sur les fonds dits spéciaux.

Son argumentation repose sur un principe, les ressources publiques ne peuvent être considérées comme la propriété personnelle des responsables qui les administrent. Leur utilisation doit donc répondre à des exigences de responsabilité et de justification.

Sans détailler, dans ce passage, les modalités précises du dispositif envisagé, Ousmane Sonko a posé les bases d’une réflexion sur l’équilibre entre confidentialité nécessaire et obligation de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.

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