Les décisions du Conseil constitutionnel et la confrontation politique avec le président Bassirou Diomaye Faye constituent, selon Abdoulaye Gallo Diao, les principaux signes des contradictions de Sonko et de Pastef depuis leur arrivée au pouvoir.
Dans sa tribune, l’auteur oppose les positions défendues par Ousmane Sonko lorsqu’il était dans l’opposition à ses actes à la Primature. Il rappelle que l’ancien Premier ministre critiquait les fonds spéciaux et l’opacité financière avant d’utiliser un dispositif budgétaire dérogatoire lié au programme de gestion de la paix en Casamance.
Abdoulaye Gallo Diao évoque également les propos de Sonko sur l’achat de véhicules de luxe et la rénovation de ses bureaux à la Primature. Il estime que l’utilisation des autres crédits spéciaux doit être expliquée et vérifiée. En 2026, Ousmane Sonko a déclaré disposer de 1,77 milliard de francs CFA de fonds politiques à la Primature.
Pour l’auteur, l’exigence de transparence formulée par Sonko à l’égard du président Diomaye Faye doit aussi s’appliquer à sa propre gestion. Il propose que les dispositions du décret n° 2004-1186 de 2004 qui empêcheraient un contrôle approprié soient révisées ou abrogées, tout en préservant le secret lié aux opérations sensibles.
La fin de son passage à la Primature a ensuite été suivie, selon Abdoulaye Gallo Diao, par une confrontation plus ouverte entre Ousmane Sonko, sa majorité parlementaire et le chef de l’État. Il s’interroge sur la part des principes politiques et celle d’une volonté de récupérer des moyens qui ne seraient plus à la disposition de l’ancien Premier ministre.
La critique porte aussi sur les revers institutionnels de Pastef. Abdoulaye Gallo Diao affirme que les députés du parti et les juristes qui le soutiennent ont été confrontés à trois reprises consécutives aux décisions du Conseil constitutionnel, lesquelles auraient rappelé les limites fixées par la Constitution.
Publié par Exclusif, le texte soutient enfin que l’exercice du pouvoir a exposé les écarts entre les promesses de rupture, les demandes de transparence et les pratiques politiques attribuées à Sonko et à Pastef.
Abdoulaye Gallo Diao est membre du Bureau politique du PS et secrétaire national adjoint chargé des TIC.
