Abdoulaye Gallo Diao s’interroge sur un éventuel détournement d’objectif par Sonko et évoque la Haute Cour

Les déclarations d’Ousmane Sonko sur les fonds spéciaux de la Primature suscitent une nouvelle réaction politique. Abdoulaye Gallo Diao estime que ces crédits, destinés à la paix et à la sécurité en Casamance, auraient été utilisés pour des dépenses ordinaires.

Membre du Bureau politique du Parti socialiste et secrétaire national adjoint chargé des TIC, il s’appuie sur le décret n° 2004-822 du 1er juillet 2004. Ce texte encadre ces ressources dans le cadre du « Programme de gestion de la paix en Casamance », placé sous l’autorité du Premier ministre, avec des crédits évalués à plus d’un milliard de FCFA par an. Ousmane Sonko s’était lui-même référé à ce décret pour expliquer l’existence et la finalité de ces fonds.

Selon le média « exclusif », Ousmane Sonko aurait indiqué que ces fonds avaient notamment financé l’achat de véhicules pour 940 millions de FCFA ainsi que la rénovation de ses bureaux à la Primature, pour un montant de 300 millions. Abdoulaye Gallo Diao chiffre l’ensemble à 1,240 milliard de FCFA et estime que cette utilisation pourrait relever d’un détournement d’objectif visant Sonko.

La controverse s’inscrit dans un débat plus large sur le contrôle des fonds politiques. À l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a plaidé pour leur encadrement, en citant notamment 1,77 milliard de FCFA affecté à la Primature. Il a rappelé que cet engagement figurait déjà dans les textes de Pastef depuis 2014, donnant à la question une portée qui dépasse la seule gestion des crédits de la Casamance.

Dans sa contribution, Abdoulaye Gallo Diao soutient que les crédits supplémentaires auraient été demandés au nom de la paix et de la sécurité en Casamance avant d’être affectés à des besoins liés au fonctionnement de la Primature. Il affirme qu’une telle situation pourrait engager la responsabilité politique et pénale de l’ancien Premier ministre, sous réserve de la qualification définitive des faits par les juridictions compétentes.

Ousmane Sonko a par ailleurs demandé des comptes à Cheikh Diba au sujet de 3 milliards de francs CFA retirés de la Primature entre mars et avril. Il a également affirmé que la Présidence disposait de plus de 7 milliards de francs CFA avant la transition. Ces montants alimentent les interrogations sur la traçabilité des ressources publiques et sur la distinction entre fonds à usage confidentiel et dépenses relevant du fonctionnement courant.

La Haute Cour de Justice évoquée

Le responsable socialiste pose aussi la question d’une éventuelle saisine de la Haute Cour de Justice, au regard du statut d’ancien Premier ministre d’Ousmane Sonko. Il rappelle que les actes accomplis dans l’exercice de ces fonctions et susceptibles de constituer des crimes ou délits peuvent, dans les conditions prévues par la Constitution, relever de cette juridiction.

Abdoulaye Gallo Diao estime enfin que le caractère confidentiel de certaines dépenses de sécurité ne suffit pas à justifier une utilisation différente de la destination prévue par les textes. La question porte donc à la fois sur l’affectation des crédits du Programme de gestion de la paix en Casamance et sur la nécessité d’un cadre plus strict pour les fonds politiques de la Primature.

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2 commentaires

  1. Abdoulaye gallo diao li mo normal tu as appris les immobilisations qui ont une durée dans l’administration les bureaux s’aménagent et se renouvellent c’est dans le budget yaw fo diangue tu es d’où ou bien da ngaye wakh pour plaire à diomaye les sénégalais sont très attentifs à vos idioties

  2. Soudet les 3 milliards que Cheikh djiba a pris au niveau de la primature molleu mety la donne a changé likhewone ps sath a gogo dou khew pastef

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