Fonds spéciaux: Mimi Touré recadre le débat et réclame des éclaircissements sur le dossier des 1,7 milliard

Le débat persistant autour des crédits spéciaux continue d’enflammer les relations entre l’Exécutif et la majorité parlementaire. Pour l’ancienne Première ministre Aminata Touré, cette controverse dépasse largement le simple cadre de la transparence financière pour toucher aux fondements mêmes de la séparation des pouvoirs. Elle estime en effet que l’Assemblée nationale ne saurait en aucun cas se substituer au pouvoir exécutif dans l’exécution des budgets alloués.

Au cœur de cette fronde se trouve une proposition de loi portée pour encadrer ces crédits et les amendements gouvernementaux, rejetée par la majorité, ce qui a poussé le Premier ministre à saisir le Conseil constitutionnel sur la base de l’article 83 de la Constitution. Une démarche totalement justifiée pour Aminata Touré, qui rappelle, dans les colonnes de rts.sn visité par Senego, qu’une disposition confiant l’exécution d’un budget à l’Assemblée nationale violerait la répartition constitutionnelle des compétences.

Une fonction de régulation sociale et sécuritaire

Tout en ne fermant pas la porte à un débat sur leur encadrement, Aminata Touré rappelle que les crédits spéciaux ne se résument pas à des outils politiques. Ils assurent également des missions vitales de sécurité, d’intervention sensible et de régulation sociale. Elle évoque notamment l’aide aux citoyens nécessitant des soins à l’étranger ou le soutien aux grands rendez-vous religieux. Pour elle, si la transparence est indispensable, elle ne doit pas pour autant amputer le chef de l’État de ses prérogatives exécutives, le contrôle parlementaire s’exerçant via les mécanismes budgétaires existants et non par une ingérence directe dans l’exécution.

L’ancienne cheffe du gouvernement s’est également attardée sur l’affaire des « 1,7 milliard » de francs CFA attribués à l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, qualifiant ce montant d’inédit. Selon elle, cette situation mérite des explications claires de la part du principal concerné sur l’utilisation de ces fonds.

Contre une « crise institutionnelle artificielle »

Fustigeant une tendance à faire de l’Hémicycle un lieu de confrontation systématique avec l’Exécutif, Aminata Touré prévient que l’Assemblée nationale ne peut prétendre gouverner le pays. Elle appelle les députés à demeurer dans leur périmètre constitutionnel pour éviter toute tentative de créer une crise institutionnelle artificielle.

Enfin, l’ancienne Première ministre balaie l’idée d’un Exécutif fuyant la transparence, rappelant l’exemplarité du président Bassirou Diomaye Faye en matière de déclaration de patrimoine. Son message se veut clair : si la transparence et l’encadrement des fonds spéciaux restent des objectifs démocratiques légitimes, ils doivent impérativement s’inscrire dans le strict respect de la loi et de la séparation des pouvoirs.

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12 commentaires

  1. Pitie bou laké ci taate day beugue morom.
    Rapport bi la diap mi ngi fi ba legui. Yaw mom di nga leral sunuy milliard CESE yi par A ou par B

  2. Et cette diablesse recommence ! Que dossier de 1,7 i milliard ?
    Elle brûlera en enfer cette créature .

  3. Wkhal si carburant bi . C’est le vrai débat aujourd’hui. Vous avez augmenté le carburant que Sonk s’était battu pour le diminuer

  4. Mimi bineta mecano rend les 2 Millard’s mo gueune thi yaw mo gueune ngaye woute morom tu fais rien de bon tu es envoye special en quoi en mensonges certainement te lollou dou rewmi le vote des sénégalais tu vas pas le detourner ta comedie a assez dure

  5. Cette affaire est très simple : d’un côté il y’a des gens qui veulent qu’on les laisse disposer de l’argent des sénégalais sans contrôle pour qu’ils en fasse comme si c’était leur propre argent et de l’autre des gens qui veulent que leur argent soit contrôlé pour savoir où va chacun de leur centime. Toutes les autres explications sont des manœuvres de politichiens comme ils ont l’habitude de le faire quand ils sont coincés. Mais attention ; les sénégalais sont calmes , ils observent , comprennent et ne sont pas dupes . Plus personne ne peut les berner désormais . Aujourd’hui ils sont très en colère et ils vous attendent dans les urnes pour faire d’une soirée d’élection votre amertume la plus terrible et la plus malheureuse

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