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Face aux pandémies, à la gestion de l’eau et autres, des scientifiques formés pour conseillés les gouvernements africains

  • Cheikh Kandé Cheikh Kandé

Des chercheurs africains, en collaboration avec ceux du Québec, reçoivent une formation en conseil scientifique aux gouvernements. Cette dernière permettra aux 46 chercheurs de discuter des questions liées au changement climatique, à la sécurité alimentaire, à la gestion de l’eau, au chômage et aux grandes épidémies.

Quarante six chercheurs francophones et anglophones, venus de 18 pays, prennent part, depuis hier, à Dakar, à un atelier de renforcement de capacités du conseil scientifique pour les gouvernements du continent africain.

La rencontre est organisée par le Fonds de recherche du Québec et l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) dans le cadre du « International network for gouvernement science advice (Ingsa) ».

Elle va permettre aux participants d’aborder plusieurs thématiques dont le changement climatique, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, le chômage et les grandes épidémies.

Pour l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Mme Lise Filiatrault, ces thèmes peuvent être des solutions novatrices aux menaces qui affectent les populations les plus vulnérables, en particulier celles de l’Afrique.

Le Pr Doudou Bâ, président de l’Ansts, est convaincu que cet atelier permettra de renforcer les capacités des chercheurs africains. Ce que la structure dont il est à la tête fait toujours. « L’une des missions primaires de cette académie, c’est de conseiller des gouvernements en matière de sciences.

Nous avons constaté que l’Afrique est en retard dans l’utilisation de la science et de la technologie pour son développement. Si beaucoup de pays se sont développés, c’est parce qu’ils ont su utiliser la science et la technologie », a expliqué M. Bâ.

Malheureusement, s’est-il désolé, l’Afrique est en retard dans ce domaine et les académies des sciences et techniques peuvent jouer un rôle important dans ce domaine. Il a ainsi plaidé pour une masse critique beaucoup plus importante de chercheurs chargés de donner des conseils aux gouvernements.

« Pour réussir ce pari, nous avons pensé qu’il faudrait créer un partenariat avec Ingsa, en vue de renforcer la capacité des conseillers », a indiqué Doudou Bâ qui espère que ce partenariat permettra d’avoir cette masse critique dans tous les pays africains.

Selon lui, les scientifiques conseillers des gouvernements pourront aider l’Afrique à rattraper le temps perdu dans l’utilisation des sciences et technologies. Le président de l’Ansts a également informé que la fin des travaux de cet atelier sera sanctionnée par la création d’un Réseau africain francophone de conseil scientifique gouvernemental.

Il est aussi envisagé, à l’issue de l’atelier, l’élaboration et la diffusion des principes et lignes directrices en matière de service et de conseil scientifique.

Le scientifique en chef du Québec et membre fondateur de l’Ingsa, Rémi Quirion, a souligné que le partenariat entre le Sénégal et l’Ingsa permettra aux chercheurs sénégalais et québécois de collaborer dans les domaines de la recherche fondamentale et appliquée.

(Avec le Soleil)

 

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