États-Unis : Profanation d’une salle de prière à l’Université de New York suscite l’indignation

Une enquête a été ouverte par l’Université de New York (NYU) après qu’une salle de prière utilisée par les étudiants musulmans sur le campus de Manhattan a été profanée jeudi après-midi. L’incident a provoqué la réaction des responsables de l’université, des groupes d’étudiants et des défenseurs des droits civils. Dans un message adressé à la communauté universitaire, Fountain Walker, vice-président chargé de la sécurité du campus, a qualifié cet acte de « profanation d’un espace religieux ». « Ce vandalisme est haineux et répugnant, et va totalement à l’encontre de notre communauté universitaire inclusive », a-t-il déclaré.
Le service de sécurité du campus et la Hate Crimes Task Force du département de police de New York mènent conjointement l’enquête. L’université encourage toute personne disposant d’informations à se manifester. Le Centre islamique de l’université a précisé qu’un étudiant a découvert le saccage et les graffitis anti-musulmans dans la salle de prière située dans la bibliothèque Bobst. L’incident a alimenté un sentiment de peur, d’indignation et d’anxiété parmi les étudiants.
Dans un communiqué, le Centre islamique a souligné : « Bien que nos cœurs soient lourds, cet incident n’est pas isolé. » Il a souligné une hausse de l’islamophobie et de la rhétorique anti-musulmane ces dernières années, indiquant que l’attaque sur l’espace de prière reflète les défis auxquels les musulmans sont confrontés à travers le pays.
Cette profanation s’est produite peu après la fin du mois sacré de Ramadan. Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a exigé que les responsables de l’acte soient tenus pour compte et que des mesures de protection soient renforcées. Afaf Nasher, directrice du CAIR-New York, a déclaré : « Cet acte ignoble est une attaque directe contre la communauté musulmane de NYU et au-delà. » Elle a appelé à des mesures de protection pour les étudiants musulmans et à une réponse stricte envers les responsables.
Le Centre islamique travaille avec l’administration de l’Université pour restaurer l’espace de prière et aborder les problèmes sous-jacents révélés par cet incident. En raison de l’enquête, la nature des graffitis et l’étendue des dégâts n’ont pas été rendues publiques. NYU s’engage à renforcer la sécurité autour de l’espace affecté et à sensibiliser les étudiants. Ce rapport a été traduit de l’anglais par Mourad Belhaj et lu sur le site de nos confrères d’Anadolu.