La lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique, qui a pour épicentre la République démocratique du Congo (RDC), continue de mobiliser d’importants moyens financiers internationaux. Confrontés à une souche Bundibugyo sans vaccin ni traitement identifiée en mai 2026, les pays touchés, dont l’Ouganda et le Soudan du Sud, font face à une crise sanitaire complexe, aggravée par l’insécurité dans l’est de la RDC, où l’OMS avait réclamé un arrêt des combats pour faciliter les interventions.
Dans ce contexte, les États-Unis viennent de dresser un bilan de leurs contributions. Selon une dépêche d’AgenceAfrique, le département d’État américain a annoncé ce mercredi 5 août une aide humanitaire multisectorielle de 1,8 milliard de dollars, dont 350 millions spécifiquement alloués à la RDC, au Soudan du Sud et à l’Ouganda, dans le cadre de leur soutien au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Cette enveloppe a été dévoilée le 14 mai 2026.
Pour les interventions d’urgence, Washington a affecté 512 millions de dollars. Concrètement, 292 tonnes de fournitures humanitaires ont été acheminées vers les zones touchées. Les États-Unis font également état de 8,6 millions d’examens de dépistage réalisés, plus d’un million de personnes sensibilisées aux risques de contamination, 184 000 équipements livrés et 12 centres spécialisés de traitement de l’Ebola mis en place dans les régions affectées.
Les autorités américaines appellent les autres pays partenaires à accroître leur coordination et à mobiliser des fonds pour endiguer l’épidémie. Elles rappellent s’être jointes, le 16 juin, aux pays du G7 ainsi qu’à l’Égypte, l’Inde, le Kenya et la Corée du Sud pour une réponse coordonnée face aux risques sanitaires.
