Lors de sa Déclaration de politique générale (DPG), le Premier ministre Al Amine Lo est revenu sur le Programme de Redressement Économique et Social (PRES), présenté comme un levier essentiel de la souveraineté économique du Sénégal.
« On avait misé sur le PRES. Malheureusement, les Sénégalais ne nous ont pas aidés », a-t-il déclaré. Il a rappelé avoir déjà affirmé, lors d’une interview, que « le PRES est l’alpha et l’oméga de notre souveraineté ». Selon lui, pour être véritablement souverain, le Sénégal doit faire en sorte que le programme « produise des résultats ».
Abordant la question de la dette, le Premier ministre a également expliqué les raisons qui ont conduit le gouvernement à engager une restructuration. « Le mot “traité” n’a pas été inventé. La restructuration, c’est quand on va le plus profondément dans la dette. Dans ce cas, on parle de restructuration », a-t-il expliqué.
Il a insisté sur la nécessité de préserver à la fois les intérêts du Sénégal et ceux de ses créanciers. « On le fait parce qu’il faut sauvegarder les intérêts du Sénégal comme ceux de nos créanciers », a-t-il souligné.
Al Amine Lo a par ailleurs écarté toute comparaison automatique entre la situation du Sénégal et celle d’autres pays. Il estime que le Sénégal ne présente ni la même composition de dette ni les mêmes faiblesses que ces États.
Selon lui, le pays a surtout réussi à proposer une solution qui a été acceptée par ses partenaires.
« En réalité, le mur venait vers nous, il fallait l’arrêter », a conclu le Premier ministre.
