Les taux d’emprunt mobilisés par l’État du Sénégal peuvent dépasser 8 %, alors que ces ressources servent notamment à rembourser des dettes déjà contractées. Khalifa Sall juge que cette situation réduit les moyens consacrés à l’investissement.
L’ancien maire de Dakar estime que la gestion de la dette cachée au Sénégal constitue « un vrai désastre ». Invité sur le plateau de 7TV, il a dénoncé une stratégie consistant à s’endetter pour honorer des engagements antérieurs, au détriment des projets publics. Seneweb a rapporté ces propos. Il a résumé son appréciation par une formule très sévère : « Ce qu’ils font, c’est du suicide ».
L’opposant a également évoqué la suspension du programme du Fonds monétaire international avec le Sénégal et la dégradation de la note du pays par des agences de notation. Il a reproché au régime de Pastef de n’avoir, selon lui, posé « pas une seule brique », les inaugurations récentes relevant plutôt de chantiers lancés sous Macky Sall.
Pour Khalifa Ababacar Sall, les autorités doivent renouer avec les partenaires et éviter les discours qui pourraient isoler le pays. Il estime que les ressources tirées du pétrole, du zircon, de l’or et de l’agriculture ne suffisent pas encore à rendre le Sénégal indépendant de ces partenaires.
En novembre 2025, le Pr Abou Kane avait estimé qu’une restructuration de la dette réduirait fortement la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs. Khalifa Ababacar Sall a, lui, appelé à revoir la manière dont l’État finance le remboursement de ses dettes.
