Avec près de 50 communicants issus d’une dizaine de pays, ce colloque scientifique « Souverainetés et restitutions » de Dakar marque ce lundi l’étape finale du programme international ReTours: géopolitiques, économies et imaginaires de la restitution (ANR). Dr Mamarame Seck, enseignant-chercheur à l’Institut fondamentale d’Afrique (IFAN), explique l’importance de ce colloque international sur les souverainetés et restitutions des biens culturels africains.
A l’entame de ses propos, Dr Seck explique: « Nous avons travaillé depuis quelques années sur la question des restitutions, lors des colloques au Bénin, au Caméroun et en France. A Dakar, nous accueillons le colloque final consacré à la souveraineté et aux restitutions des biens africains. Parce que, nous avons vu que dans notre géopolitique régionale, il y a eu beaucoup de changements. Nous avons pratiquement de nouveaux régimes souverainistes et qui certainement ont une compréhension une position sur la question des restitutions. Nous avons voulu d’abord l’amener à Dakar entendre nos autorités sur la question ».
Et de s’interroger : « après tant de bruits, le Sénégal n’a eu que le sabre du vénéré El Hadji Oumar FoutiyouTall. C’est la grande question que nous nous posons et j’espère qu’on aura une réponse. Alors une commission spéciale nationale chargée de réfléchir sur la question et de travailler sur le retour des objets et leur accueil avait été mise en place alors je ne sais pas pourquoi cette commission n’a pas fonctionné ».
« Les communautés concernées elles-mêmes et au premier rang desquelles la famille Omarienne, a effectué des missions en France pour identifier les objets qu’ils aimaient voir revenir au Sénégal. Donc c’est à l’Etat du Sénégal de les aider, de les accompagner pour que ces objets là puissent être retournés. La communauté Mouride a acheté les images de Serigne Touba« , regrette l’enseignant-chercheur.
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