Plus de dix ans après la disparition de Doudou Ndiaye Coumba Rose, son influence reste présente dans la musique sénégalaise et sur les scènes internationales. Un ouvrage revient sur le parcours de celui qui a contribué à faire connaître le sabar au-delà de l’Afrique. Le parcours de l’artiste est notamment présenté par dw.com.
Publié par L’Harmattan Sénégal, le livre est signé Pape Malick Thiam, journaliste sénégalais formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar et actuellement journaliste en Master à l’Akademie de la Deutsche Welle. Le livre sur Doudou Ndiaye Coumba Rose adopte une approche historique, artistique et humaine (Pape Malick Thiam).
Un maître du sabar sur les scènes internationales
Né dans une famille de griots, le percussionniste a été initié très tôt aux traditions musicales sénégalaises. Il s’est ensuite imposé comme un spécialiste du sabar, instrument présent dans les cérémonies, les fêtes populaires et les grands moments de la vie sociale.
Son travail ne s’est pas limité à la conservation d’un répertoire traditionnel. En développant le langage du sabar et en formant des percussionnistes, il en a fait un moyen d’expression capable de dialoguer avec d’autres cultures musicales. Ses tournées l’ont conduit en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Afrique.
Cette ouverture internationale s’inscrit dans l’histoire plus large des rythmes sénégalais. Le mbalax, qui s’est développé à partir des tambours sabar et tama, est devenu un son dominant au Sénégal après un tournant marqué en 1975 par les débuts de plusieurs figures musicales, dont Youssou Ndour, Thione Seck et Baaba Maal.
Un ambassadeur de l’identité sénégalaise
Pape Malick Thiam présente Doudou Ndiaye Coumba Rose comme un ambassadeur culturel, et non comme un simple musicien. Ses prestations transmettaient des éléments de l’histoire, des valeurs et de la mémoire collective du Sénégal.
Son influence s’étend aujourd’hui à des artistes, des danseurs, des chercheurs et des acteurs culturels. Le sabar est également pratiqué dans plusieurs communautés de la diaspora africaine et attire un public international.
La dimension familiale et la transmission
L’ouvrage s’appuie sur les témoignages de membres de la famille, de collaborateurs et de musiciens qui ont connu l’artiste. Ils donnent accès à une autre facette de l’homme, attaché à ses proches et soucieux de transmettre la rigueur, la discipline et le respect.
Le livre insiste ainsi sur une transmission qui dépassait la technique musicale. Doudou Ndiaye Coumba Rose entendait aussi faire vivre une tradition et les valeurs liées à cette responsabilité.
Les plateformes numériques et les réseaux sociaux ont depuis élargi la diffusion de cette tradition, tandis que l’ouvrage de Pape Malick Thiam documente le parcours du percussionniste et son rôle dans la valorisation du patrimoine africain.
