Domingos Simões Pereira transféré au Portugal pour 90 jours de soins, sous contrôle judiciaire

L’arrivée de Domingos Simões Pereira au Portugal ce 24 juillet soulève une interrogation : s’agit-il d’un simple geste humanitaire ou d’une manœuvre judiciaire ? Le chef de l’opposition bissau-guinéenne a quitté sa cellule de Bissau pour Lisbonne, où il doit recevoir des soins médicaux tout en restant sous le coup d’une détention provisoire.

Arrêté le 10 juillet 2026, Domingos Simões Pereira est accusé par la justice militaire d’implication dans une tentative de coup d’État présumée en octobre 2025. Cette incarcération est intervenue après une convocation en février 2026, dans un contexte de restrictions des libertés imposées par la junte au pouvoir depuis novembre 2025. Le 17 juillet, un juge d’instruction militaire avait déclaré recevable son recours, lui ouvrant la possibilité de rencontrer ses avocats et ses proches.

Une semaine plus tard, le 23 juillet, la justice militaire a autorisé son transfert au Portugal pour des « raisons humanitaires et juridiques ». Escorté jusqu’à l’aéroport de Bissau, il est arrivé très tôt le 24 juillet à Lisbonne, comme l’a confirmé l’agence de presse portugaise Lusa. Des dizaines de membres de la diaspora l’attendaient. « Je suis bissau-guinéen et je reprendrai ce combat dès que possible », a-t-il déclaré brièvement. RFI Afrique a révélé que l’ordonnance judiciaire lui interdit toute prise de parole publique.

Domingos Simões Pereira doit maintenant suivre un traitement de 90 jours au centre spécialisé de la Croix-Rouge portugaise. Sa situation sera réexaminée par le tribunal militaire à l’issue de cette période. Il restera ainsi à l’écart du référendum constitutionnel prévu le 30 août, suivi des élections générales du 6 décembre 2026.

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