La série de nominations et de limogeages décidée après le Conseil des ministres du jeudi 11 septembre 2026 a provoqué de nouvelles réactions au Sénégal. Plusieurs dizaines de directeurs généraux, directeurs et présidents de conseils ont été remplacés. Des responsables proches du Pastef d’Ousmane Sonko ont notamment cédé leur place à des membres du nouveau parti KIIRAAY de Bassirou Diomaye Faye.
Cette redistribution des postes s’inscrit dans une « désonkorisation » engagée par le chef de l’État, qui écarte progressivement des responsables identifiés comme proches d’Ousmane Sonko. Cette stratégie produit déjà des effets au sein du Pastef, où une vague de démissions s’accompagne de ralliements à la coalition présidentielle. La Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), structure particulièrement mobilisée dans l’ascension du parti, est elle aussi touchée par ces départs.
Cette séquence intervient dans un climat de tension entre le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Selon l’analyse de Moussa Diaw rapportée par Sud Quotidien et relayée par Seneplus, le chef de l’État cherche à s’entourer de personnalités favorables à son orientation politique et se sépare de responsables qui ne lui sont pas acquis.
Pour l’agrégé de sciences politiques à l’Université Gaston Berger, cette démarche peut s’expliquer par la volonté de contrôler l’action politique. Mais elle entre en contradiction avec les principes de transparence et de changement des pratiques politiques défendus auparavant par le président. Les principes de Diomaye Faye sont ainsi confrontés à une pratique que l’enseignant-chercheur associe au clientélisme politique.
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Moussa Diaw s’interroge aussi sur la solidité des convictions des nouveaux soutiens présidentiels. Il estime que certains viennent de l’ancien système et que d’autres ont bénéficié de leur proximité avec Pastef pour accéder à des responsabilités avant d’être nommés à leur tour. Il y voit une forme d’opportunisme et considère que cette séquence ne marque pas une rupture avec les pratiques antérieures.
L’universitaire relève enfin le décalage entre ces changements et la situation économique du pays. Alors que le Sénégal fait face à d’importantes difficultés et attend encore la programmation d’un décaissement du FMI, la redistribution des fonctions publiques donne, selon lui, l’image d’un clientélisme politique. Il préconise également la fusion et la rationalisation de structures qui se chevauchent et pèsent sur le budget national.
La rationalisation de certaines agences avait été évoquée par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lo lors de sa Déclaration de politique générale.





Ndeysan il jette ses dernières cartes en signant des décrets et des nominations à l aveuglette
La suite logique ? Balayer l’homonyme de Sonko et celui de sa mère. Quitte à purger, autant le faire en famille : ses propres enfants, véritables totems de la mémoire de Pastef, ne peuvent décemment plus résider chez le traitre de Ndiaganiao.
Deux options s’offrent à ces deux enfants: déménager ou changer de patronyme. Le choix doit être fait comme ça à été imposé aux membres de Pastef qui étaient dans l’administration. On est avec Kiiraay où on est dehors. Après avoir remercié 87 cadres du parti, Calamité Dioumaye aura-t-il le courage politique d’expulser Pastef de son propre salon ?
Tout à fait d’accord avec le président: s’entourer des personnes de confiance et non celles qui te combattent.
Effacer devant toi tout ceux se réclament de “ fitina “!
Même ton premier ministre ne mérite pas sa position: un autre pourvu d’audace et d’intégrité ferait une bonne option: ne suis pas satisfait de celui-ci.