Cosydep et an 1 Diomaye : Écoles, enseignants, réformes, le grand test du nouveau régime

Cosydep et an 1 Diomaye : Écoles, enseignants, réformes, le grand test du nouveau régime

Le 2 avril 2025 marque un an depuis l’instauration d’un nouveau régime politique au Sénégal, avec M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye comme 5ème Président. La Cosydep (Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique) a mené une analyse approfondie du projet éducatif du nouveau régime, en se basant sur divers documents politiques et rapports techniques.

Contexte pré-électoral
Le climat avant l’élection présidentielle de mars 2024 était préoccupant, avec des inquiétudes sur l’éducation à l’échelle mondiale, régionale et nationale. Le Sénégal devait intensifier ses efforts pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 4 sur l’éducation.

Situation de référence dans le secteur éducatif
Le secteur éducatif fait face à des défis majeurs :

Environ 1,5 million d’enfants sont hors du système scolaire. Un déficit de salles de classe et d’enseignants est constaté. Des tensions sociopolitiques ont perturbé le système éducatif, mais l’élection a apporté un nouvel espoir.


Initiatives développées
Le nouveau régime a lancé plusieurs initiatives, dont :

La création de nouveaux concepts éducatifs comme la « Société éducative » et la « Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation ».
Un recrutement spécial de 2 000 enseignants pour pallier le déficit.
L’introduction de l’anglais dans les programmes scolaires.
Initiatives annoncées mais attendues
Des réformes importantes sont encore en attente, telles que :

La refonte des curricula éducatifs.
L’intégration des écoles traditionnelles (Daara) dans le système éducatif.
La généralisation des langues nationales dans l’éducation.

Recommandations
Pour améliorer le système éducatif, la COSYDEP recommande :

Une transformation du système éducatif en intégrant les langues nationales et le numérique.
Un plan de résorption des besoins en personnel et infrastructures.
Une augmentation substantielle du budget d’investissement pour garantir des écoles conformes aux normes.
La mise en place de partenariats solides entre les différents acteurs de l’éducation.

En conclusion, le bilan de cette première année souligne l’urgence d’engager des réformes significatives pour répondre aux besoins croissants en éducation au Sénégal, surtout face à une population jeune et en pleine expansion.

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