Code minier de 2016 : Cheikhou Oumar Seck relève la non-application de plusieurs dispositifs

Le nouveau cadre minier doit permettre au Sénégal de mieux tirer profit de ses ressources et d’accroître la participation du secteur privé national dans les chaînes de valeur. L’orientation présentée par le Premier ministre, Mouhamadou Al Amine Lo, place cette réforme au service de la souveraineté économique, avec un objectif annoncé de 50 % de transformation des minerais sur le territoire national.

Cette ambition concerne notamment le fer, l’or et les phosphates, dont le gouvernement veut développer la transformation locale. En parallèle, une commission ad hoc créée en juillet 2024 travaille à la renégociation d’une trentaine de conventions minières. Le gouvernement prévoit l’adoption du nouveau Code minier avant la fin de 2026.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck, a signalé que plusieurs mécanismes prévus par le Code minier de 2016 ne sont pas appliqués. Les difficultés concernent notamment l’application du texte et le contrôle de ses dispositifs, a-t-il expliqué lors d’un entretien avec l’APS.

Selon lesoleil, le ministre s’exprimait pendant un atelier consacré au partage du projet de loi portant Code minier. Il a précisé que la réforme avait été préparée avec les différentes parties prenantes du secteur, dans un processus engagé depuis près de deux ans. Les Codes miniers de 1988 et de 2003 avaient, eux, contribué à attirer les investisseurs et à moderniser le cadre juridique.

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