Le secteur minier sénégalais est en ébullition. La région de Kédougou, déjà connue pour la mine de Sabodala qui a généré 1.500 milliards de francs CFA de retombées entre 2021 et 2025, s’apprête à accueillir un nouveau projet d’envergure avec Diamba Sud.
Fortuna Mining a rendu publics les résultats de l’étude de faisabilité de ce gisement aurifère, rapporte Pressafrik. Les chiffres dévoilés confirment le potentiel exceptionnel du site.
Sur le plan opérationnel, la future mine à ciel ouvert table sur une production moyenne de 116.000 onces d’or par an, avec un pic à 158.000 onces lors des quatre premières années, pour une durée de vie de 9,4 ans. La valeur actuelle nette après impôts est estimée à 1 milliard de dollars américains, assortie d’un taux de rendement interne de 60%.
Le capital initial nécessaire pour lancer l’exploitation est évalué à 397,5 millions de dollars. Fortuna Mining prévoit d’autofinancer ce montant grâce à sa trésorerie actuelle. Le calendrier prévisionnel fixe le démarrage de la construction principale au quatrième trimestre 2026, pour une première coulée d’or avant la mi-2028.
Le PDG de Fortuna Mining, Jorge A. Ganoza, a qualifié Diamba Sud de « projet de croissance exceptionnel, avec des rendements élevés, un remboursement rapide et ce qui devrait être notre mine au coût le plus bas ». L’obtention du permis d’exploitation, dont la demande a été déposée en début d’année, constitue désormais la prochaine étape clé. Le gouvernement sénégalais a d’ores et déjà délivré le décret environnemental.
Conformément au code minier national, l’État sénégalais intégrera le capital du projet à hauteur de 10% une fois le permis accordé. Une perspective qui, au regard des retombées engrangées par Sabodala, laisse entrevoir des bénéfices substantiels pour l’économie locale et les fournisseurs sénégalais.

