Code du Travail : Pastef recule sur le CDD et s’aligne sur les syndicats

Le Code du travail s’est imposé au cœur de la conférence de presse animée ce vendredi par Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, et Guy Marius Sagna, dans le cadre de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Et, Pastef impose le retour au CDD de 2 ans maximum

Au lendemain de consultations avec les centrales syndicales, les députés de la majorité affichent leur volonté de prendre en compte les préoccupations exprimées par les organisations de travailleurs.

Le principal point de tension concerne le contrat à durée déterminée (CDD). Les syndicats contestent notamment l’allongement de sa durée maximale et l’augmentation du nombre de renouvellements prévus dans la nouvelle version du texte.

Ayib Daffé affirme que Pastef a demandé le retour aux dispositions du Code du travail actuellement en vigueur, avec un seul renouvellement et une durée maximale de deux ans.

« Nous avons demandé que le CDD soit ramené à un seul renouvellement et une durée maximale de deux ans, comme c’est le cas dans le Code du travail de 97 », a déclaré le président du groupe parlementaire Pastef.

Selon lui, cette modification a déjà franchi l’étape de la commission. «L’amendement a été adopté en commission », a-t-il précisé, tout en appelant à son maintien lors de l’examen en séance plénière.

Cette position intervient après une rencontre entre les députés de Pastef et le Front syndical pour la défense des travailleurs.

Les centrales avaient dénoncé des modifications introduites dans les projets de Code du travail et de Code de la sécurité sociale sans, selon elles, une concertation suffisante.

Ayib Daffé explique que le renvoi des textes en commission visait justement à permettre au gouvernement et aux syndicats de renouer le dialogue.

« Nous avons jugé nécessaire de renvoyer le texte en commission pour permettre au gouvernement de poursuivre, de renouer le dialogue avec les centrales syndicales », a-t-il indiqué.

Le député assure également que Pastef a interpellé le ministre du Travail et de la Fonction publique sur la nécessité de renforcer cette concertation.

« Nous lui avons demandé quand même de renforcer la concertation », a-t-il rapporté.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale ne se limite toutefois pas aux questions sociales. Plusieurs textes majeurs sont soumis à l’examen des députés, notamment la protection des infrastructures d’information critique et la cybersécurité, la modification de l’article 37 de la Constitution et le régime juridique des crédits spéciaux.

À cela s’ajoutent plusieurs propositions de commissions d’enquête parlementaire, portant notamment sur le foncier, le patrimoine bâti de l’État, le programme « Un étudiant, un ordinateur », les exonérations fiscales et les licences de pêche.

Pour Pastef, l’enjeu est désormais de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux tout en faisant aboutir les réformes inscrites à l’ordre du jour de cette session extraordinaire.

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