Moins de 600 000 habitants. C’est la population du Cap-Vert, petit archipel de l’Atlantique au large du Sénégal. Le Cap-Vert au Mondial 2026 a démontré que la grandeur ne se mesure ni à la superficie, ni au poids démographique. Les Tubarões Azuis, les Requins Bleus, n’ont pas soulevé le trophée mais ont conquis les cœurs de millions de supporters.
Selon les données relayées par Xibaaru, plus de 700 000 Capverdiens vivent à l’étranger, soit davantage que dans le pays même. Cette diaspora, l’une des plus transnationales d’Afrique, a vibré avec ferveur durant les matchs.
La culture capverdienne a aussi porté cette épopée. Des mornas de Cesaria Evora, la diva aux pieds nus, aux rythmes du funana, la musique a uni les supporters bien au-delà des îles.
« L’Afrique ne participe plus, elle bouscule le Mondial », avait déclaré Rama Yade, ancienne ministre française, pendant la compétition. Le Cap-Vert, pour sa première participation, a tenu tête à des géants comme l’Espagne et l’Uruguay.
Mais la leçon capverdienne dépasse le terrain. Depuis son indépendance, le 5 juillet 1975, le pays mise sur une stabilité démocratique rare dans la région. Une résilience forgée après des siècles d’épreuves.
Chaque année, à Pawtucket aux États-Unis, un festival dédié au cachupe rassemble la plus grande communauté capverdienne hors du pays.
