Le 19 juillet 2026, Ansoumana Dione, président de l’Association sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades mentaux (ASSAMM), a livré une déclaration au vitriol contre les travers de la transhumance politique, relayée par Xibaaru. Pour lui, ces changements d’allégeance ne sont rien d’autre qu’une « autre forme de folie », symptôme d’une érosion des repères éthiques dans le milieu politique.
D’après Dione, les transfuges sont mus par « un désir effréné d’amasser le maximum de moyens financiers et matériels ». Une personne « normale au plan mental et psychologique », a-t-il soutenu, devrait au contraire faire preuve de dignité et de loyauté envers ses engagements. Il a déploré que des responsables quittent les formations qui les ont fait connaître, qu’ils soient issus du camp présidentiel ou de l’opposition.
Dans sa prise de parole, le responsable de l’ASSAMM a directement mis en cause le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qu’il accuse de favoriser ce phénomène. Il s’est notamment interrogé sur le ralliement d’anciens collaborateurs de Macky Sall au nouveau parti en gestation autour du président. En contre-exemple, il a cité Awa Guèye Kébé, du Parti démocratique sénégalais (PDS), qui a su, selon lui, accepter la défaite électorale « avec beaucoup de dignité ».
Ansoumana Dione a qualifié la transhumance de « facteur de sous-développement » et a plaidé pour une vie publique ancrée dans les convictions, l’intégrité et les principes républicains.
Sa sortie intervient dans un contexte de vifs débats : le 12 juillet, l’ancien ministre Oumar Sow avait proposé une loi privant de mandat les élus locaux transfuges, et le 5 juin, le député Guy Marius Sagna avait ironisé sur un « président qui peut transhumer ».

M. Dione ces gens il faut les comparer de moutons, de vaches, ils cherches des privilèges et non la dignité. Et la plus part c’est de grands truans.