L’ancien ministre Oumar Sow relance le débat sur la transhumance politique au Sénégal. Dans une prise de position, il appelle à l’adoption d’une loi imposant la perte de mandat à tout élu local qui quitte la formation politique ou la coalition qui l’a porté au pouvoir.
Pour Oumar Sow, « il est temps de mettre fin à la transhumance politique ». Il estime que les élus doivent rester liés au choix exprimé par les citoyens lors des élections.
Selon lui, « tout élu local qui quitte le parti ou la coalition grâce auxquels il a été élu doit automatiquement perdre son mandat », à l’image du dispositif existant déjà pour les députés.
Une mesure qui, à ses yeux, permettrait de préserver la cohérence politique et la fidélité aux engagements pris devant les électeurs.
L’ancien ministre rappelle que « le mandat appartient d’abord aux électeurs et à la formation politique qu’ils ont choisie, pas aux intérêts personnels ». Il considère que les changements d’allégeance en cours de mandat constituent une rupture avec la volonté populaire.
« La transhumance est une trahison de la confiance populaire », affirme Oumar Sow, qui plaide ainsi pour un renforcement des règles encadrant la vie politique et une meilleure protection du choix des citoyens.

Lui au moins je lui concède son encrage dans ses principes
Qu’attend l’assemblée nationale pour sortir une loi allant dans ce sens.