Transparence budgétaire : les progrès du Sénégal salués, des efforts restent attendus

La transparence budgétaire du Sénégal répond-elle aux exigences minimales examinées par les États-Unis ? Le rapport « Fiscal Transparency Report 2026 » relève des progrès significatifs du pays, tout en le classant parmi les États qui ne satisfont pas encore pleinement aux exigences minimales et en identifiant des données à publier davantage.

Élaboré à partir d’informations recueillies entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, le document indique que 16 gouvernements africains respectent les exigences minimales. Neuf États, dont le Sénégal, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, l’Éthiopie, le Libéria, la Libye, le Niger et Sao Tomé-et-Principe, sont présentés comme ayant enregistré des avancées significatives.

Le rapport américain, relayé par dakar92, s’appuie notamment sur l’accès du public aux documents budgétaires, les informations sur la dette souveraine, les marchés publics ainsi que les contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles (Plan).

Cette appréciation a fait réagir Babacar Ba, ancien vice-président de l’OFNAC et président de l’ONG Forum du justiciable. Après la publication du rapport, il a jugé la situation « rien de surprenant » et interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité de renforcer la transparence des finances publiques.

Pour continuer à améliorer sa situation, le Sénégal est invité à intégrer au budget les allocations accordées aux principales entreprises publiques et les revenus qu’elles produisent. Il lui est également recommandé de rendre publiques les obligations liées à la dette de ces sociétés.

Durant la période étudiée, l’exécutif sénégalais a publié les audits couvrant l’ensemble du budget annuel exécuté dans un délai jugé raisonnable. Le document était accessible au public, notamment en ligne, et considéré comme globalement complet et généralement fiable, malgré l’absence des données relatives aux principales entreprises publiques.

Le suivi budgétaire a aussi été effectué pendant l’exercice fiscal, tandis que les recettes et les dépenses réalisées correspondaient de manière raisonnable aux prévisions du budget adopté. L’instance supérieure de contrôle des finances publiques a, de son côté, audité l’intégralité du budget et produit des rapports comportant des conclusions substantielles.

Le gouvernement a récemment créé une Direction générale des financements et de la Dette. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a par ailleurs publié, le mois dernier, la liste des partenaires du Sénégal.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire