Le Tchad a annoncé ce 27 juillet son intention de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), devenant le quatrième pays de la région à prendre une telle décision. Il emboîte ainsi le pas au Niger, au Mali et au Burkina Faso, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Officiellement, N’Djamena motive sa décision par le caractère « africano-centré » de la juridiction, selon les informations rapportées par Jeune Afrique. Le gouvernement tchadien estime que la CPI cible de manière disproportionnée les États africains.
Les trois autres pays de l’AES ont déjà officialisé leur départ. Le Niger a lancé la procédure le 18 juin dernier, suivi par le Mali et le Burkina Faso qui ont notifié leur retrait le 24 juin aux Nations unies. Dans leur courrier, ils dénonçaient une institution « instrumentalisée à des fins politiques ».
Cette vague de retraits fait suite à une contestation croissante de la CPI en Afrique. Un documentaire intitulé « La Cour pénale internationale : une justice universelle sans universalité », projeté en marge du 39e sommet de l’Union africaine en février 2026 à Addis-Abeba, a mis en lumière la crise de légitimité de la Cour et les accusations de deux poids, deux mesures.
Conformément aux textes fondateurs de la CPI, le retrait d’un État ne prend effet qu’un an après sa notification officielle au secrétaire général de l’ONU.
