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Seydi Ababacar Dieng : « On a tous intérêt que ECO UEMOA réussisse »

Le coup de gueule de la  Guinée  Conakry  et des cinq pays  anglophones de la CEDEAO sur le changement du CFA en ECO en 2020 a été débattu  dans l’émission LR du Temps. Pour en parler, Alassane Samba Diop a reçu  Seydi Ababacar Dieng, Directeur du laboratoire pour la recherche économique et monétaire et  Abdou Diaw, journaliste au Soleil, formateur au Cesti.

L’ECO CEDEAO

Seydi Ababacar Dieng comprend  cette sortie de ces pays qui ne sont pas membres de l’UEMOA parce que « tous les pays de la CEDEAO avaient accepté de mettre en place une monnaie unique. Cependant ajoute-t-il :   » Il y a eu des négociations au sein des pays de la zone UEMOA. Lesquels se sont mis d’accord pour passer à l’Eco ». Mais il estime que  » l’ECO CEDEAO, c’est plutôt un autre régime de change ».

La feuille de route

Rappelant la feuille de route annoncée à Abuja le 29 juin 2019, Abdou Diaw déclare qu’ « on avait dit qu’on va mettre en place une banque fédérale en lieu et place d’une banque unitaire. C’est une suite logique parce que rien n’a été fait sur tout ce qui a été retenu pour la mise en œuvre de la réforme ».

Un grand ensemble

« On est dans un monde où les pays individuellement n’ont plus de poids », a précisé le Directeur du laboratoire pour la recherche économique et monétaire. Pour lui, « il nous faut être dans un grand ensemble » et « on a tous intérêt à ce que ce projet ECO  UEMOA réussisse ».

Le développement

Pour sortir le continent du sous-développement, Seydi Ababacar Dieng estime également qu’ « il ne faut pas faire de fixation sur la monnaie en tant que telle ».  Parce que rappelle-t-il, « si on n’a pas une bonne politique, une bonne gouvernance, on ne va jamais s’en sortir. Il faut de très bonnes politiques budgétaires et la politique monétaire pourra accompagner ».

Les inquiétudes

« J’ai des contraintes pour l’avenir de la zone CEDEAO qui est l’une des réussites en matière d’intégration », s’inquiète le journaliste/formateur. Des inquiétudes dues à « la situation extrêmement tendue ».  Il conseille que « les chefs d’Etat puissent trouver une solution face à cette situation. Sinon, on tend vers une dislocation ».

Abdou Diaw Seydi Ababacar Dieng
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(2) commentaires

Ibu

ce que les pays anglophones ne veulent pas c’est ce qui est arrive au cameroune ou la partie anglophone ne sert plus a rien je me demande pourquoi macron etait la les autres pays independant ne vont pas suivre les gouverneurs qui pour un troisieme mandat son capable de tout je demande a c’est 5 pays de faire attention doucement et surement les gouverneurs ne travaillent que pour la france

Cabinet Ams

Les Anglophones et les Francophones comme je l’ai toujours dit, seront toujours d’accord sur la forme de la monnaie unique, (les contours de l’ECL l’impérieuse nécessité de la réformé) mais ne serons jamais en accord sur le fond ( les questions techniques, la parité fixe ou flexible, l’ingérence étrangères et ou française, le lieu de fabrication, la suppression ou pas du compte d’opération, la garantie illimitée).
En effet nous n’avons pas la même finalité, ni les mêmes ambitions et le même entendement de la souveraineté monétaire.
Les francophones préfèrent se languir sur la stabilité du FCFA, banquier et économistes, pour des privilèges et facilités techniques pour défendre l’idée de maintient de la parité fixe, les Français ne l’ont pas stabilisé de leur propres gré, il y va de l’intérêt stratégique, de celle de leur entreprises et multinationales établies sur le continent.

Les anglophones, quant à eux préfèrent avoir une monnaie arrimées en un panier de devises et qui soit interchangeables partout à travers le monde, une monnaie battue dans notre territoire (continent africain) et sans aucune forme d’influence ou d’ingérence direct ou indirect dans les instances de gestion et de contrôle.

Tandis que les francophones préfèrent au non de la stabilité être auto-gérer, c’est là triste réalité.
Etre auto-gérer par l’ancienne puissance coloniale, par le véto, sur les décisions du conseil d’administration de notre banque centrale.
Il appartient maintenant aux francophones de se réveiller de leur long sommeil afin de franchir un nouveau cap.
Celui d’avoir une banque centrale ou fédérale forte, capable d’accumuler un stock d’or important considéré comme, la seule et l’ultime vrai réserve d’une monnaie fortes ( la Chine, les EU, l’UE ), ont accumulés ces dernières années de fortes réserves d’or.
Avec leurs réserve, ces pays développés peuvent se permettre d’émettre près de neuf fois la valeur en monnaie, et racheter encore de l’or sur le marché des matières, avec ces nouvelles émissions.

L’Afrique, doit apprendre de ses erreurs du passé, nous sommes tous pauvres sur le continent même les plus riches d’entre nous.
Le continent exporte à ce jour 600 tonnes d’or par an.
Tandis que les réserves d’or de la Chine et des Etats Unis atteignent respectivement 8.000 et 12.000 tonnes d’or, ils achètent et ils accumulent dans une course effrénée, l’argent, la monnaie fiduciaire ne peut pas s’auto garantir, l’étalon or existe toujours de manière implicite, c’est la seule richesse qui vaille quand tout s’effondre.

Si l’Afrique, premier producteur d’or au monde veut avoir un espoir de souveraineté monetaire elle devrait commencer par battir une Banque Centrale forte, et détenir sa propre réservé d’or.
En dix ans, nous aurions pu alors linéairement detenir la troisième Banque Centrale au monde, mais réellement cela prendrait plus de temps mais c’est là que nous devrions commencer.

Anonymus

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