L’Assemblée nationale et le ministère de l’Énergie et du Pétrole ont lancé, ce mardi, la stratégie de communication du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), un atelier visant à porter la parole gouvernementale et parlementaire sur ce chantier structurant.
Yaye Catherine Diop, directrice de la Transition énergétique au ministère de l’Énergie, a rappelé les six axes majeurs de cette stratégie : territorialisation de la transition, création d’emplois, inclusivité sociale et territoriale, ainsi que promotion de l’emploi des femmes et des jeunes.
Interrogée sur les financements, elle a reconnu, selon les informations de dakaractu, que le partenariat JETP au Sénégal a mobilisé moins d’un milliard d’euros à ce jour, un niveau qu’elle justifie par la phase de structuration des projets prioritaires, indispensable pour assurer leur bancabilité auprès des bailleurs.
Plusieurs projets ont néanmoins déjà vu le jour grâce aux fonds du JETP, initié en 2023, comme une stratégie de formation pour le secteur de l’énergie, un outil digital de communication sur la transition, ou encore une étude de faisabilité pour une centrale solaire de 100 mégawatts financée par la France. L’Allemagne soutient également des projets d’électrification des îles du Sine Saloum.
Le président de la Commission énergie et ressources minérales de l’Assemblée nationale, Babacar Ndiaye, a pour sa part insisté sur les critères de succès de cette transition. Selon le parlementaire, la réussite du JETP ne saurait se mesurer au seul nombre de mégawatts installés ni aux montants financiers mobilisés, mais à son impact concret sur les Sénégalais : emplois créés, réduction des inégalités territoriales, accès à l’électricité et villages électrifiés. « Les droits des communautés sont bafoués dès lors que l’exploitation de leurs ressources se fait sans leur implication », a-t-il prévenu, plaidant pour une exploitation inclusive.
Dans cette dynamique, le Sénégal a déjà entrepris d’autres chantiers d’envergure. En avril 2026, il a lancé la construction d’une centrale de stockage par batteries à Diass, couplée à une centrale solaire et soutenue par l’Agence française de développement. Le projet permettra de stocker l’énergie produite durant la journée pour la restituer en soirée, stabilisant le réseau électrique. Le pays a également adopté en 2025 une Stratégie nationale sur les combustibles de cuisson propres et les biocarburants, présentée par le ministre Birame Soulèye Diop comme une opportunité économique et sociale majeure.
