Ils étaient 14 773 élèves en situation de handicap recensés au Sénégal en 2024, mais leur présence reste limitée dans les établissements. Dans l’enseignement élémentaire, ils représentent 0,41 % des apprenants, contre une prévalence du handicap estimée à 7,3 % de la population nationale selon le RGPH-5 de 2023.
La préparation du forum national éducation inclusive a débuté à Dakar jeudi 3 septembre 2026. L’atelier, prévu sur deux jours, réunit des représentants du ministère de l’Éducation nationale, des partenaires techniques et financiers, la Fédération des associations de personnes handicapées du Sénégal (FESAPH) et des acteurs de la société civile.
La rencontre est présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Papa Malick Ndao, et s’inscrit dans le projet FAIRE l’École. Comme l’écrit Apanews, les participants travaillent à finaliser la note conceptuelle, les termes de référence et la feuille de route du futur forum.
La question de la mise en œuvre au niveau local reste centrale. À Thiès, un atelier de capacitation sur l’éducation inclusive, organisé du 4 au 6 mai dans le cadre du projet Faire L’École, avait déjà mis en lumière une difficulté persistante : il manque une planification au niveau local. Cette faiblesse complique la traduction des orientations nationales dans les établissements et renforce l’enjeu d’une meilleure coordination entre les acteurs de terrain.
L’accès à l’école n’est pas le seul obstacle. Un élève en situation de handicap sur trois abandonnerait son parcours scolaire, dans un contexte marqué par les difficultés d’accessibilité, d’adaptation des apprentissages et d’accompagnement.
Le Gouvernement veut placer l’éducation inclusive au centre de la refondation du système éducatif, conformément à la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Les travaux portent notamment sur l’adaptation des curricula, le renforcement des dispositifs d’accompagnement et la réduction des barrières à la scolarisation.
Les Pôles territoires doivent également être mobilisés afin de rapprocher les réponses éducatives des réalités locales et d’améliorer la coordination des acteurs. Le processus doit aboutir à l’installation officielle d’un Comité directeur et au partage d’une charte d’engagement.
