Le ministère de l’Industrie et du Commerce tire la sonnette d’alarme sur la circulation croissante de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement et vendus dans certains marchés, points de vente et circuits de distribution informels. Le ministère part ainsi à la chasse aux boissons clandestines.
Dans un communiqué, le département ministériel indique que ces produits, fabriqués « en dehors de tout cadre réglementaire », peuvent représenter un danger pour la santé des consommateurs en raison notamment de « conditions d’emballage et de stockage insalubres », de « l’usage d’eau non traitée ou de matières premières non conformes » et de « l’absence de traçabilité ».
Selon le ministère, la consommation de ces boissons expose les populations à plusieurs risques, notamment « des troubles digestifs graves », des intoxications et des maladies hydriques telles que « les diarrhées aiguës, la typhoïde ou le choléra ».
Les enfants, les personnes âgées et les individus vulnérables sont particulièrement concernés.
Face à cette situation, les autorités invitent les consommateurs à « n’acheter que des produits scellés, correctement étiquetés et provenant de marques identifiables ».
Elles recommandent également de vérifier les informations obligatoires comme « le nom du fabricant, l’adresse/contact, le numéro de lot, la date de production/péremption et l’autorisation FRA ».
Le ministère appelle par ailleurs les citoyens à éviter tout produit dont « les conditions de conservation paraissent douteuses » et à signaler les points de vente suspects auprès des services compétents, notamment la Direction du Commerce intérieur, les services d’hygiène, les mairies, les chefs de quartier ou les forces de l’ordre.
Les producteurs, conditionneurs et distributeurs impliqués dans ces pratiques s’exposent à « des sanctions prévues par la réglementation en vigueur », pouvant aller jusqu’aux saisies, destructions, fermetures administratives, amendes et poursuites judiciaires.
Le ministère annonce également le renforcement des contrôles « sur les sites de production, les marchés, dépôts, commerces et circuits informels » à travers le territoire national. Les produits non conformes feront l’objet de « retrait immédiat » et de sanctions contre les responsables.
« La protection de la santé des citoyens est une priorité absolue », rappelle le ministère, qui appelle à « la collaboration de tous » pour lutter contre ce phénomène.
