Le ministère de l’Industrie et du Commerce alerte sur la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement, de plus en plus répandus sur les marchés informels sénégalais. Dans un communiqué publié ce dimanche 6 juillet 2026, il met en garde contre les dangers sanitaires de ces produits sans traçabilité ni contrôle.
Selon le document, relayé par Seneweb, ces sachets sont produits en dehors de tout cadre légal. Ils peuvent être contaminés par des bactéries, des parasites ou des virus, et sont souvent conditionnés dans des conditions insalubres. Leur consommation peut entraîner des troubles digestifs graves, des toxi-infections alimentaires ou des maladies hydriques comme la diarrhée aiguë, la typhoïde et le choléra.
Un phénomène d’ampleur
Cette alerte survient alors que des études récentes ont montré l’ampleur du problème. En juin 2026, des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar révélaient que 82 % des échantillons d’eau en sachet analysés étaient impropres à la consommation. Plus tôt dans l’année, en avril, une usine clandestine insalubre avait été découverte à Keur Massar, et un réseau de production illégale démantelé à Thiès.
Face à ces risques, le ministère appelle les Sénégalais à la plus grande vigilance. Il recommande de n’acheter que de l’eau scellée, correctement étiquetée et de marque identifiable, et de signaler tout produit suspect aux autorités. Les personnes impliquées dans la production ou la distribution de ces sachets s’exposent à des sanctions sévères : saisies, destructions, amendes, fermetures et poursuites judiciaires.
Le ministère annonce le renforcement des opérations de contrôle sur l’ensemble du territoire pour retirer du marché tous les produits non conformes.
