Le Ministère de l’Industrie et du Commerce du Sénégal a alerté sur la multiplication de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement et vendus sur les marchés informels. Dans un communiqué relayé par Kawtef, le ministère appelle les consommateurs à privilégier les produits scellés et étiquetés, tout en signalant les articles suspects aux autorités.
Un phénomène d’ampleur
Cette mise en garde survient alors que des études récentes ont mis en lumière l’ampleur du problème. En juin 2026, des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) ont révélé que 82 % des échantillons de sachets d’eau analysés étaient jugés impropres à la consommation. Ces résultats soulignent les risques sanitaires liés à l’absence de traçabilité et aux conditions de production hors normes.
Les autorités en action
Les forces de l’ordre ont déjà intensifié la lutte contre ces activités illégales. Le 11 mai 2026, la Brigade de recherches de Dakar a démantelé une douzaine d’unités clandestines de fabrication d’eau en sachet à Pikine, Thiaroye et Yeumbeul. Plus récemment, le 29 juin, une unité de fabrication de boisson « Rico » a été fermée à Mbao par le Service d’hygiène, dans des locaux d’une insalubrité extrême. Début février 2026, à Saint-Louis, plusieurs tonnes de produits dangereux avaient été incinérées, pour une valeur dépassant 113 millions de francs CFA, lors d’une opération conjointe de la Direction du Commerce et du Service d’hygiène.
Face à la persistance du phénomène, le ministère annonce un renforcement des contrôles sur l’ensemble du territoire. Les auteurs de ces fabrications illicites s’exposent à des sanctions sévères. Lancée par le Service d’hygiène, l’opération « ALERTE HYGIE » continue de cibler les unités clandestines à travers le pays.
