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Rencontre délicate de Mahmoud Abbas avec Donald Trump à Washington

  • Couly CASSE Couly CASSE

Avant l’élection, Donald Trump donnait l’impression d’avoir choisi son camp. Il promettait, dès son arrivée à la Maison Blanche, le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, fustigeait l’administration Obama pour son abstention sur une résolution condamnant Israël et n’était pas sûr qu’une solution à deux Etats soit la voie à suivre.

Les choses ont évolué. Il n’est plus question de déplacer l’ambassade des Etats-Unis. Et lors de la visite de Benyamin Netanyahu à Washington, le président Trump lui a publiquement expliqué que la construction de nouvelles colonies n’allait pas dans le sens de la paix, rappelle notre correspondante Anne-Marie Capomaccio.

Aujourd’hui, la presse américaine croit savoir que Donald Trump va demander à Mahmoud Abbas de cesser de verser des pensions aux familles de militants tués par l’armée israélienne. Pour le reste, la politique Trump au Proche-Orient n’est pas claire, même si dans un récent entretien, il a affirmé vouloir parvenir à un accord de paix qu’il estime accessible. Donald Trump a déjà rencontré son homologue égyptien et le roi de Jordanie. Il a confié le dossier à son gendre et plus proche conseiller, Jared Kushner.

Mahmoud Abbas revient sur le devant de la scène

De leur côté, Les responsables palestiniens veulent croire en la volonté du président américain de parvenir à un accord de paix. Pourtant, au début de l’année, les Palestiniens n’étaient plus que spectateurs, remarque notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil. Entre un coup de fil et une rencontre Trump-Netanyahu à Washington, ils ont vu les contacts se tisser entre la nouvelle administration américaine et les autorités israéliennes, sans équivalent de leur côté. « Nous n’avons pas d’interlocuteurs au sein de la nouvelle administration », se lamentait un responsable palestinien.

Avec cette visite à la Maison Blanche, Mahmoud Abbas revient sur le devant de la scène alors que Donald Trump caresse l’espoir d’organiser une conférence de paix régionale au mois de juillet. Mais désormais, le président de l’Autorité palestinienne va devoir convaincre son interlocuteur qu’il est l’homme avec qui traiter.

Car c’est un dirigeant affaibli que Donald Trump va recevoir. Un président impopulaire dont le mandat de quatre ans devait s’achever en 2009. Un dirigeant qui n’a autorité que sur une partie de son territoire, la bande de Gaza étant elle contrôlée par le mouvement rival, le Hamas. Mahmoud Abbas est-il donc en position de négocier « l’accord ultime » voulu par le président américain ? Au cours de cet entretien, il devra s’efforcer d’en convaincre son hôte.

Avec rfi.fr

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