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Awa Ly artiste internationale en exclusivité à Senego: « Le Mbalakh est une musique bel et bien exportable »

  • Lamine MBAYE Lamine MBAYE

S’il y a une jeune chanteuse sénégalaise qui est en train de percer sur la scène de la World Music c’est bien elle. Awa Ly puisque c’est d’elle qu’il s’agit est actuellement en train de s’imposer sa musique en Europe. Une musique colorée très originale reflet de ses origines métissées. Cet auteur compositeur, qui est née en France et qui vit à Rome, a accordé un entretien exclusif à Senego.

Vous avez récemment été au Sénégal pour une courte tournée. Quel bilan tirez en vous?

C’est un bilan très positif. Je suis très heureuse d’avoir eu l’opportunité de chanter mes chansons sur ma terre d’origine, d’abord à Saint louis, ensuite à Dakar. Les deux soirées ont été des réussites. Je ne m’y attendais pas, je l’espérais, mais je ne m’y attendais pas du tout. Ce n’était que du bonheur, beaucoup d’émotions, de très fortes émotions. Et j’ai vraiment hâte de revenir et de pouvoir faire d’autres concerts au Sénégal.

Comment avez vous apprécié l’accueil du public Sénégalais?

J’ai apprécié énormément l’accueil du public sénégalais. Surtout, j’ai été très émue, je ne prends jamais rien pour acquis j’espère avoir l’occasion de pouvoir revenir très rapidement pour faire d’autres concerts que ce soit à Dakar mais aussi dans les autres régions.

Vous êtes l’une des révélations de la World Music à l’heure actuelle. Quel effet cela vous fait en tant que jeune chanteuse?

Là vous m’apprenez quelque chose que je ne connaissez pas. Ce n’est pas par forme d’humilité. En fait, c’est un » work in progress », je ne prend rien pour acquis. Ce qui m’intéresse, au-delà de tout cela, c’est d’avoir une carrière sur le long terme et qui d’ailleurs n’a pas démarré en trombe, car cela ne fait qu’une dizaine d’années que j’ai commencé cette carrière qui, petit à petit, fait sa place sur la scène musicale internationale. J’en suis très heureuse, car ça me permet de partager ma musique avec beaucoup de monde. Voilà c’est surtout le fait de pouvoir partager ça et de recevoir autant de belles et bonnes énergies et de vibrations. Ce parcours c’est juste parce qu’il est fait avec beaucoup de passion et toutes les personnes qui entourent ce projet le font avec passion. Heureusement que pour l’instant, ça plait aux gens et j’espère que ça le restera pendant longtemps.

Est ce que vous écoutez le Mbalakh?

J’écoute du Mbalakh. J’aime beaucoup. J’écoute beaucoup de rap Daaraj, Xuman et bien d’autres. J’aime les artistes un peu plus folk, Yoro Ndiaye. Le Sénégal ne se limite pas au Mbalkah, j’en suis bien heureuse d ailleurs. J’écoute tous les grands ténors comme Monsieur Youssou Ndour. J’aime beaucoup la voix d’Ismaila Lo, Baaba Maal, Omar Pene. Bref, la musique africaine en générale et d’Afrique de l’Ouest me touche beaucoup, me parle beaucoup.

Pensez vous que le Mbalakh est une musique exportable hors du Sénégal?

En ma connaissance, elle est déjà exportée. Déjà qu’il y a un ambassadeur numéro un, c’est Monsieur Youssou Ndour qu’on appelle d’ailleurs le Roi du Mbalakh. Toutes les musiques sont exportables. Du Mbalakh à la musique folk traditionnelle japonaise, parce que le monde est énorme divers et varié. Il y a toujours un public pour quelque type de musique que ce soit. C’est ce qui fait la beauté de ce monde. Dans chaque singularité, chaque particularité est spécifique à un pays. Il y a toujours un intérêt ailleurs. Maintenant, il est vrai que ce sont les moyens pour l’exporter qui sont un peu compliqué, mais avec l’ère du numérique et d internet, on peut exporter n’importe quelle type de musique.

Quelles sont vos relations avec Faada Freddy avec qui vous avez fait beaucoup de duos?

Lui c’est mon grand frère. Faada c’est mon grand frère de coeur. je suis très heureuse de le connaitre et encore plus d’être son amie. Je suis très touché qu il ait accepté de chanter avec moi dans la chanson « Hear » qui fait partie de mon nouvel album. Une chanson que je lui ai présentée et il n’a pas hésité une seule seconde, avant même de savoir le contenu de cette chanson qui parle des migrants et des réfugiés. Faada, c’est un artiste que j’admire, un talent énorme, une générosité humainement parlant et artistiquement parlant une voix magnifique, une gentillesse d’une humanité d’une simplicité. Je suis très heureuse de pouvoir le compter parmi les invités de mon album. C’est un ami et ce sera pour toujours.

Quelles sont vos relations avec les autres artistes sénégalais?

Il y a aussi Ndongo D avec qui j’ai de bonnes relations. J’espère bien travailler avec lui un jour. Yoro Ndiaye aussi je l’aime bien et j’aimerai bien chanter avec lui. Il y a de jeunes artistes avec qui je n’ai pas eu de contacts directs, mais avec internet, les distances sont plus courtes et on a la possibilité de se parler. Il y a aussi Mamy Cruz. Une grande amie que j’admire énormément, une grande chanteuse Julia Sarr, avec elle aussi, je rêve de pouvoir chanter. Il y a aussi Sega Seck, Alioune Badara seck aussi qui est ici à Rome avec qui j’ai déjà collaboré de façon un peu trop réduite. J’espère avoir l’occasion de travailler davantage avec lui. Il y a beaucoup de jeunes artistes confirmés avec lesquels j’aimerai beaucoup travailler, partager artistiquement parlant un petit bout de chemin.

Dans votre musique, on sent un melting pot. Est-ce dû à vos origines métissées et quelles sont vos influences?

Les citer toutes c’est impossible. Tout ce qui m’influence, tout ce qui m’inspire, c’est tout ce qui provoque en moi des émotions. J’ai des émotions très fortes par rapport à ce que je lis ce que j’écoute. Hier, j’étais en train de finir une biographie Pati Smith. Dans l’après midi, j ai été voir deux films: le groupe de Guinée, Orchestre Paillote, le Number One de Dakar, les ambassadeurs. Pas plus tard qu’hier, j’écoutais le vinyle « khaliss » l’Etoile de Dakar avec un très jeune Youssou Ndour. Tout ça m’apporte énormément, m’influence et m’inspire. J’ai écouté aussi le nouvel album de Féfé qui s’intitule « moove » dans lequel j’ai trouvé beaucoup d’inspiration. Du jazz en passant par la folk la pop, le blues, la soul… J’arrive toujours à trouver des choses qui m’émeuvent et qui me laissent des traces. C’est vrai que cela reflète mon métissage qui d’ailleurs pour moi est une grande richesse. Et je l’exploite à fond dans ma musique.

Vous êtes une grande sentimentale et que vous parlez beaucoup d’amour dans vos chansons. Que représente l’amour pour vous?

L’amour, c’est la base de tout. C’est ce qui te fait réveiller le matin, c’est ce que tu mets dans ton travail. L’amour, c’est vraiment la base de la vie. Elle a une place très importante dans la vie de tous les jours, dans la vie en générale et c’est ce que je souhaite à tout un chacun.

Entretien réalisé par Amadou Lamine MBAYE

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