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“Relance de l’économie face au Covid : pour une croissance à deux chiffres”, Salihou Keita

Le Sénégal, à l’instar de l’humanité, fait face à une pandémie exceptionnelle de par sa nature, sa fulgurance, sa dangerosité et son impact sur les systèmes de santé et les structures de l’économie. La crise du Covid-19 ne laisse aucune nation indemne et nous oblige ainsi à repenser ensemble de nouvelles formes de réhabilitation du vivre-ensemble.

L’Afrique a été frappée moins durement que le reste du monde, même si évidemment chaque mort est une mort de trop. Plusieurs raisons expliquent ce fait qui tranche avec les prévisions alarmistes du début de la pandémie. Selon plusieurs médecins et experts en santé publique, la jeunesse de la population africaine, les conditions climatiques, l’expérience acquise dans la gestion de plusieurs pandémies dans le passé comme Ebola, expliquent le degré de résilience de l’Afrique.

Le coronavirus a obligé l’humanité à une pause mondiale ponctuée par des décisions de confinement, de couvre-feu, de fermeture de frontières et d’espaces aériens. Cette pause a été mise à profit par le Président Macky Sall et son gouvernement pour imaginer un futur, un Sénégal d’après, à l’aune des leçons de la pandémie.

Outre l’état d’urgence et les mesures y afférentes afin de préserver la santé de nos concitoyens, l’État a lancé un Plan de résilience économique et sociale (PRES) de 1000 milliards de FCFA, afin de soutenir l’économie fortement anéantie et les ménages durement touchés. Mais le PRES est une réponse conjoncturelle tandis que le Covid touche à la structure même de l’économie et de la société. D’où le choix pertinent de réajustement des politiques publiques dans le sens de l’atteinte de nos objectifs stratégiques d’émergence à l’horizon 2035.

La vision du PSE de transformer structurellement l’économie et de mettre en place une société solidaire dans un État de droit demeure la matrice de nos politiques économiques. Mais avec cette crise sanitaire, il nous fallait procéder à une reconfiguration de nos stratégies et programmes afin de prendre en compte les priorités nouvelles induites par le coronavirus. Il s’agit de reconfigurer nos modèles économiques à l’aune des priorités que la crise met en exergue et de recentrer l’investissement public vers des secteurs à fort impact social. Il nous fallait en somme mieux orienter l’argent public vers l’objectif d’un Sénégal pour tous.

Le plan de relance économique intitulé PAP2a, d’un montant de 14 000 milliards de FCFA, place la souveraineté au centre de ses priorités, car le Covid a montré avec la rupture des chaines mondiales d’approvisionnement combien il était important pour les nations d’être moins dépendantes de l’extérieur. Ainsi, dans la relance une attention particulière est accordée à la souveraineté alimentaire à travers la chaine de valeur agriculture – ’agro-alimentaire, qui est le pilier fondamental de notre développement. La crise sanitaire interroge aussi notre capacité de réponse en matière hospitalière et pharmaceutique, d’où le choix de miser sur l’industrie pharmaceutique afin de produire localement des solutions.

Le Sénégal, avec la promotion des plateformes industrielles et logistiques, envisage aussi par un redressement productif conséquent, de multiplier par trois les exportations et de rééquilibrer sa balance commerciale.

Le Covid-19, par l’injonction à la distanciation physique, nous plonge définitivement dans l’ère du 100% digital. Le Sénégal, comme l’essentiel des pays africains, n’a pas fait sa révolution industrielle, mais mise sur la révolution digitale avec notamment une politique offensive en matière d’innovation et de développement des services numériques.

Le Parc des technologies numériques de Diamniadio, la loi sur les start-ups sont par exemple des réponses de l’État au besoin croissant de notre jeunesse dynamique et entreprenante en matière d’investissement dans le secteur numérique.

L’État a posé les bases de la relance de l’économie nationale fortement mise à mal par cette pandémie violente. Le Chef de l’État a fixé le cap, et mis en tension l’ensemble des administrations publiques dans un même élan d’efficacité et d’efficiente.

Il reste au secteur privé national de jouer son rôle d’accompagnement du public. Pour se faire l’Etat prend l’option de lui accorder toute la place qu’il mérite afin de véritablement mettre en œuvre un patriotisme économique dont les externalités ne peuvent qu’être bénéfiques pour notre pays. Ainsi, dans le cadre du PAP2a, la contribution attendue avec du secteur s’élève à 4.770 milliards de francs CFA.
Aussi, le vote de la nouvelle loi sur les PPP et la mise en place d’une unité nationale d’appui à toutes les autorités contractantes vont booster le rôle du secteur privé dans notre trajectoire vers l’émergence.

Après la parenthèse Covid-19, voici venu le temps de l’action afin d’atteindre une croissance de 13,7% à l’horizon 2023. Cette croissance devra être inclusive, durable et pourvoyeuse d’emplois et d’équité sociale et territoriale.

* DG du CICES
Président du Mouvement C2C

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