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Réforme constitutionnelle : clash entre Diomaye et la majorité parlementaire sur le statut de chef de parti

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a introduit une proposition d’amendement à la proposition de loi n°17-2026 portant révision de la Constitution. L’initiative vise l’article 38-2 relatif au statut et aux incompatibilités de la fonction présidentielle.

Dans le texte initial, et même l’avant projet de révision constitutionnelle, il est prévu que :« Le Président de la République ne peut exercer la fonction de chef de parti politique ou de coalition de partis politiques. Il ne peut y occuper qu’une fonction honorifique. Il ne peut participer à une campagne électorale, sauf s’il est candidat à sa réélection. Toutefois, le Président de la République peut être membre d’académies dans un des domaines du savoir. »

Comme annoncé par le député Cheikh Bara Ndiaye, l’amendement déposé par le nouveau ministre de la Justice, parvenu à Senego, propose la suppression de l’alinéa 2. Cette modification vise à alléger les restrictions liées à la participation du chef de l’État aux campagnes électorales.

En conséquence, la nouvelle rédaction de l’article 38 serait la suivante : « La fonction de Président de la République est incompatible avec l’appartenance à toute assemblée élective nationale ou locale ainsi qu’avec l’exercice de toute autre fonction publique ou privée. Il ne peut participer à une campagne électorale, sauf s’il est candidat à sa réélection. Toutefois, le Président de la République peut être membre d’académies dans un des domaines du savoir. »

Aux dernières nouvelles, la majorité parlementaire a rejeté cet amendement.

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