Comment accélérer la reddition des comptes sans sacrifier les droits de la défense ? En visite au Pool judiciaire financier (PJF) ce mardi 7 juillet, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a apporté une réponse claire : en pressant les magistrats d’agir plus vite. Le Garde des Sceaux poursuit ainsi sa tournée des juridictions, qui l’a également conduit au Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.
Au PJF, Me Moussa Sarr a réaffirmé les orientations du gouvernement, invitant les magistrats à accélérer le traitement des dossiers, tout en respectant scrupuleusement les principes du procès équitable, comme le rapporte Exclusif. Cette injonction survient après que l’ex-ministre de la Justice, Yacine Fall, a dénoncé en mai les lenteurs de cette juridiction et annoncé un seuil de 500 millions de FCFA pour les affaires financières. Dans la foulée, deux anciens ministres, Abdoulaye Diouf Sarr et Me Moussa Bocar Thiam, ont été déférés devant la Haute Cour de Justice en février, illustrant la montée en puissance du processus de reddition des comptes.
Au TGI de Pikine-Guédiawaye, le ministre s’est entretenu avec magistrats, greffiers et personnel administratif. L’objectif : évaluer leurs conditions de travail et identifier des solutions face à un volume important de contentieux, notamment pénal. Me Moussa Sarr a salué l’engagement des équipes, qu’il a félicitées pour leur professionnalisme malgré les contraintes quotidiennes.
Plus tôt dans la journée, le ministre avait débuté sa tournée par l’Inspection générale de l’Administration de la Justice (IGAJ). Le TGI de Pikine-Guédiawaye est confronté à un volume important de contentieux, notamment en matière pénale.
