À quoi tient la sérénité des Lions du Sénégal en pleine Coupe du monde 2026 ? Alors que l’équipe tente de se concentrer sur ses matchs, le journaliste Mansour Loum a jeté un pavé dans la mare ce vendredi. À travers une publication sur les réseaux sociaux, le consultant de Sport News Africa et de Canal+ Afrique (Talent d’Afrique) dresse un tableau sans concession des coulisses de la tanière.
Selon lui, les dysfonctionnements sont multiples. D’abord, les primes promises aux internationaux ne seraient toujours pas versées, un problème récurrent qui avait déjà été signalé avant le départ pour les États-Unis (source : Sport News Africa). Ensuite, la qualité des repas servis au camp de base laisserait à désirer, au point que certains joueurs seraient contraints de commander à manger à l’extérieur. « Encore des affaires de primes », « Des joueurs obligés de commander à manger à l’extérieur faute de repas de qualité », énumère Mansour Loum.
Un sélectionneur sans contrat, des passe-droits fédéraux
Autre source d’inquiétude : la situation contractuelle du sélectionneur par intérim, Pape Thiaw. Mansour Loum révèle que le technicien sénégalais « n’a pas de salaires et toujours sans contrat ». Un flou administratif qui dure depuis février dernier, comme l’avait déjà rapporté L’Équipe. Pape Thiaw lui-même avait refusé d’alimenter la polémique en conférence de presse, mais le manque de garanties financières plombe la sérénité du staff technique en pleine compétition.
Le chroniqueur pointe également des dérives éthiques au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF). « À côté de cela, certains fédéraux font venir famille et amis aux frais de la FSF », accuse-t-il. Une accusation grave de passe-droits qui, si elle se vérifiait, ajouterait à la défiance envers l’instance dirigeante. Selon Seneweb, ces révélations interviennent alors que la FSF est déjà sous le feu des critiques.
Face à ce chaos extra-sportif, Mansour Loum lance un appel solennel : « Que chacun prenne ses responsabilités. » Une sortie explosive qui risque de faire réagir au sommet de la FSF, déjà sous pression après les révélations sur les primes impayées et les retards administratifs.


