Pastef accuse le gouvernement et la CENA de bloquer le processus électoral territorial

Le processus des prochaines élections territoriales n’a toujours pas été déclenché. Dans un communiqué publié le 4 septembre, Pastef-Les Patriotes dénonce les réponses négatives reçues après ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

La controverse sur les élections territoriales oppose désormais Pastef au gouvernement et à l’organe chargé du contrôle du processus électoral. Le parti conteste la lecture faite par l’administration des articles L.236 et L.269 du Code électoral, selon laquelle aucun délai impératif ne serait fixé pour l’adoption du décret convoquant les électeurs.

Dans les éléments rapportés par Rewmi, la formation dirigée par Ousmane Sonko estime que cette interprétation sert à justifier « la carence du Président de la République ». Pastef rappelle que le décret fixant la date du scrutin constitue l’acte fondateur permettant la poursuite des différentes étapes électorales.

Le parti s’appuie notamment sur les articles L.247 et L.282. Il soutient que le décret doit précéder l’arrêté fixant le montant de la caution, lequel doit être pris dans un délai de cent cinquante jours avant le scrutin. Pour Pastef, le même impératif doit donc s’appliquer à la fixation de la date.

La CENA est également mise en cause. Dans sa réponse, elle considère que son contrôle commence avec la révision des listes électorales et se termine après la proclamation provisoire des résultats. Pastef rejette cette interprétation et affirme que les articles L.5, L.6 et L.13 lui confèrent des prérogatives suffisantes pour veiller au respect de la législation électorale, y compris à la tenue périodique du scrutin.

Le parti demande au président de la République d’expliquer les raisons de l’absence de date officielle. Il estime que le refus de fixer le scrutin viole le Code électoral et réclame que les Sénégalais soient informés des « raisons objectives et particulières » justifiant ce report.

Pastef réaffirme enfin son attachement à la tenue des élections à date échue et critique le retour, selon lui, à des pratiques déjà dénoncées par l’actuel pouvoir. Le communiqué évoque un précédent report ayant entraîné de nombreuses pertes en vies humaines.

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