Assemblée nationale : Pastef a lancé la réintégration de Sonko, l’opposition conteste

Le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale s’est imposé au centre des tractations parlementaires. Les députés de Pastef ont prévu, ce mardi, de remettre l’ancien Premier ministre sur les bancs de l’Hémicycle, en défendant l’idée qu’il n’avait pas perdu son mandat mais seulement suspendu son exercice pendant son passage à la Primature.

Dans leur schéma, Ousmane Sonko devait d’abord récupérer son siège de député. Ensuite, sauf changement de dernière minute, il était annoncé pour la présidence de l’Assemblée nationale après la démission d’El Malick Ndiaye. Cette démission est intervenue le 24 mai 2026, deux jours après le limogeage de Sonko de la Primature.

La contestation est venue de l’opposition. Elle soutient que cette réintégration n’est pas possible et invoque, pour l’empêcher, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que des décisions du Conseil constitutionnel. À l’inverse, le camp Pastef s’appuie sur ces mêmes textes pour affirmer que le retour de son leader dans l’Hémicycle reste légal. Dans ce dossier suivi par senego, le désaccord porte donc sur la lecture des règles applicables au mandat parlementaire après un passage au gouvernement.

Concrètement, l’enjeu immédiat dépassait la seule question du siège de député. La réintégration devait rouvrir l’accès au perchoir, c’est-à-dire à la présidence de l’Assemblée nationale, devenue vacante après le départ d’El Malick Ndiaye. Le débat s’est d’autant plus tendu que des positions opposées se sont déjà exprimées ces derniers jours : le juge Dème a jugé cette réintégration juridiquement impossible, tandis que l’enseignant-chercheur à l’UGB Moussa Diaw a estimé que rien ne s’opposait au retour de Sonko à son mandat parlementaire.

Un autre élément a alourdi la procédure : des médias ont rapporté que le président Bassirou Diomaye Faye aurait saisi le Conseil constitutionnel pour avis sur cette question liée au retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Une décision était attendue dans les prochaines heures, tandis qu’El Malick Ndiaye avait démissionné du perchoir le 24 mai 2026.

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