Pas de jour férié après le Magal : Souleymane Jules Diop souligne le coût économique important

Au lendemain du Grand Magal de Touba, l’absence de jour férié a créé une tension entre les attentes de nombreux fidèles et la réalité économique. L’ancien journaliste et diplomate Souleymane Jules Diop a pris la parole sur sa page Facebook pour analyser cette situation.

Son analyse, relayée par Senegaldirect, estime qu’une journée fériée nationale représente un coût important pour l’économie sénégalaise. Chaque arrêt de l’activité entraîne une baisse de la production et des pertes significatives.

L’ancien diplomate, également juriste, rappelle que la loi n°74-52 du 4 novembre 1974 ne prévoit pas automatiquement un jour férié au lendemain des fêtes religieuses, à l’exception de la Tabaski et de la Korité si elles tombent un dimanche. Pour le Magal, seul un décret présidentiel pourrait instaurer un repos.

Dans sa publication, il a souligné que la multiplication des jours non travaillés accentue le déséquilibre entre consommation et création de richesses. « Un pays ne peut pas durablement soutenir sa croissance s’il consomme plus qu’il ne produit », a-t-il écrit.

Ces propos ont relancé le débat sur les réseaux sociaux. D’un côté, des internautes défendent l’importance spirituelle et sociale d’un jour de repos après un événement religieux majeur. De l’autre, plusieurs commentateurs s’inquiètent de l’impact sur la productivité et la compétitivité de l’économie.

La loi n°74-52 du 4 novembre 1974, qui encadre les fêtes légales, ne prévoit pas de lendemain férié pour le Magal sans décret présidentiel.

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