Ousmane Sonko, révoqué de la Primature, devait retrouver son siège de député

Avant cette nouvelle séquence parlementaire, Ousmane Sonko venait d’être écarté de la Primature et l’Assemblée nationale se retrouvait aussi sans président après la démission d’El Hadj Malick Ndiaye. Une session était prévue mardi 26 mai pour examiner la reprise du siège de député de l’ex-Premier ministre et procéder à l’élection d’un nouveau président de l’institution.

Le retour d’Ousmane Sonko à l’hémicycle était directement lié à sa révocation intervenue le 22 mai 2026, le même jour que sa séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Dans cette intervention, il avait mis en cause certaines décisions du président Bassirou Diomaye Faye. Dans les rangs de Pastef, la rupture a suscité des réactions de militants et de responsables. Comme le rapportait amp.dw.com, devant le domicile d’Ousmane Sonko à la Cité Keur Gorgui, un militant disait sa douleur après avoir porté pendant la campagne le slogan liant Diomaye et Sonko. Plusieurs cadres et responsables administratifs proches de l’ex-chef du gouvernement ont aussi quitté leurs fonctions en signe de solidarité.

La session parlementaire ne portait pas uniquement sur sa réintégration. Elle devait également trancher la succession d’El Hadj Malick Ndiaye, qui avait quitté le perchoir le 24 mai, peu après le limogeage de son allié. Comme l’écrit L’opposition, cette séquence ouvrait la possibilité de voir Ousmane Sonko accéder à la présidence de l’Assemblée nationale, ce qui l’aurait placé au rang de deuxième personnalité de l’Etat. Le politologue Malao Kanté y voyait le risque d’une confrontation institutionnelle directe entre les deux anciens compagnons, dans un contexte où la majorité parlementaire reste détenue par Pastef.

L’opposition parlementaire Takku Wallu a contesté la procédure dès le lendemain de la démission du président de l’Assemblée. En conférence de presse le 25 mai, Aïssata Tall Sall et ses collègues ont rejeté la lettre de démission d’El Hadji Malick Ndiaye, qu’ils jugent nulle, en estimant que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale avait été violé. La présidente du groupe a demandé à Bassirou Diomaye Faye de saisir le Conseil constitutionnel au sujet de la réintégration d’Ousmane Sonko et a parlé d’un « coup d’Etat constitutionnel ».

Dans la nuit suivant cette crise, Bassirou Diomaye Faye a nommé un nouveau Premier ministre pour remplacer Ousmane Sonko. Il s’agit d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, présenté comme banquier, ancien de la BCEAO et ancien ministre d’Etat, ministre auprès de la Présidence. Le nouveau chef du gouvernement a déclaré que le pays se trouvait à un tournant et a appelé à la mobilisation de la nation.

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Un commentaire

  1. DITES NOUS LA loi qui interdit quelqu’un qui démissionne volontairement de son poste.
    Mané hey setlene ci yallah, ragalene yallah te khamné yawmal khyam amna, te nekatoulene ay khalé be paré s’en adouna yeup nguene beug ko diekhalé ci nafekh ak wakh loudoul deug, bagne nitte ki te yallah diko guena yeketina rek noplou lene te diamoudji yallah bala rethiou wess

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